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Aide psychosociale : le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue se démarque

Un article du quotidien La Presse indiquait ce matin que plus du tiers des élèves au collégial vivent de l'anxiété. C'est ce que rapportent les conclusions d'une étude financée par le collège Bois-de-Boulogne, menée dans huit établissements collégiaux de la province. Inclus parmi les huit collèges sondés, le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue a fait quant à lui bonne figure.

Avec les informations d'Angie Landry

Des ressources pour les étudiants anxieux

Le but premier de cette étude consistait en fait à établir un portrait des besoins socioaffectifs des étudiants, mais on souhaitait aussi en savoir plus sur les ressources auxquelles ces derniers ont accès. À l'échelle nationale, on estime que 35,1 % des cégépiens sondés souffrent d'anxiété « souvent », voire même « tout le temps ».

Malgré ces conclusions qui peuvent sembler alarmantes, les étudiants des trois campus de l'Abitibi-Témiscamingue connaissent bien les ressources à leurs dispositions, mais surtout, consultent. La directrice des affaires étudiantes et des communications au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, Nicole Langlais, se dit très enthousiaste, mais assure que le cégep continue à creuser les avenues de la prévention et de la promotion des ressources.

Alors que Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue se retrouve parmi les établissements où les ressources psychologiques regorgent, la problématique de la pression scolaire ne semble pas ressortir au même point qu'ailleurs.

Par contre, Nicole Langlais souhaite qu'on ne se précipite pas. Selon elle, malgré ces petites victoires, il existe encore certains aspects où le support est davantage requis.

Conserver l'aide psychosociale, malgré les compressions

Malgré plusieurs compressions budgétaires imposées au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue au cours de la dernière année, Nicole Langlais assure que toutes les ressources psychosociales sont demeurées en place. Selon elle, la directrice aux affaires étudiantes, le Cégep a fait le choix de garder ces services puisqu'il s'agit d'un investissement pour l'élève.

« Que ce soit au campus de Rouyn-Noranda, au campus d'Amos ou au Campus de Val-d'Or, nous avons actuellement, entre autres, des travailleurs sociaux qui sont disponibles dans nos trois campus, et aussi des infirmières, des travailleuses de milieu qui sont là pour supporter, énumère-t-elle. Et à Rouyn-Noranda, on a la chance d'avoir aussi un médecin qui vient une journée par semaine. »

Le président-directeur général de la Fédération des Cégeps, Bernard Tremblay, se réjouit de la situation au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue. Certains établissements de la province ont quant eux dû faire des choix déchirants en ce qui a trait aux ressources psychosociales. Selon lui, le cas de l'Abitibi-Témiscamingue est la preuve qu'il est dommageable de sabrer dans ces services.

« La réalité fait en sorte que lorsqu'on a des compressions, on a parfois à peine quelques semaines où on doit faire des choix déchirants [...] C'est quelque chose que l'on déplore, et c'est pourquoi on propose, nous, qu'il y ait une planification plus « à moyen terme » qui permet justement de faire des choix stratégiques », souligne M. Tremblay.

De nouveaux outils de sensibilisation

En ce sens, la directrice du Laboratoire de recherche sur la santé mentale des jeunes en contexte scolaire, Diane Marcotte, croit qu'il faut outiller adéquatement les enseignants. Elle travaille actuellement au programme d'intervention Zenétudes, qui consiste en des ateliers de sensibilisation offerts directement en classe.

« Ce qu'on propose, c'est d'offrir des services qui sont selon un entonnoir, c'est-à-dire d'abord, de faire une première intervention par l'enseignant avec la classe au complet. Alors les enseignants sont habilités, ou on peut les former assez facilement à ce qu'ils soient capables d'enseigner de saines habitudes de vie, des habiletés de gestion de l'anxiété ou de la dépression. Par exemple, apprendre à se faire un horaire, apprendre à garder du temps pour soi, ce sont des choses que les enseignants peuvent faire », cite-t-elle.

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