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Aiguebelle s'attaque au panais sauvage pour conserver la biodiversité de la région

Une dizaine de bénévoles accompagnés des employés du Parc national d'Aiguebelle s'attaquent à déterrer le panais sauvage qui prolifère dans le secteur de Taschereau : la sève de la plante contient des toxines dites « photosensibilisantes » qui brûlent la peau exposée au soleil.

Avec les informations de Marc-Olivier Thibault

La garde-parc naturaliste au Parc national d'Aiguebelle Sabrina Gilbert a vu passer le nombre de plants de panais sauvage d'une dizaine à plus de 600 en deux ans. Pour tenter de freiner la prolifération, l'équipe du parc prend les grands moyens : elle a commandé une pelle mécanique pour déterrer les plantes au bord de la route.

Biodiversité en péril

« Le nombre de plantes était un peu décourageant, avoue Sabrina Gilbert. René est allé déterrer les plantes et on va aller les ramasser dans des sacs noirs pour les faire sécher au soleil. Ensuite, on va replanter avec des graines faites spécialement pour Aiguebelle. »

Un panais qui pousse en surface plutôt que sous terre

Le responsable de la conservation au Parc national d'Aiguebelle, Nicolas Boulé explique la différence entre le panais comestible et le panais sauvage.

« Le panais en épicerie est fait pour grossir du tubercule et de la racine, qui est parfaite pour la consommation, tandis que le panais sauvage lui, c'est plus les feuilles et les graines, précise-t-il. Il y a une composante toxique dans la sève de la tige que l'on retrouve aussi dans la racine. »

Devant l'ampleur de la tâche, il sera nécessaire de répéter l'exercice l'an prochain.

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