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Alexandre Cloutier en Abitibi-Témiscamingue : « Ce que je veux, c'est un Québec qui est vivant, partout sur le territoire »

Le candidat à la direction du Parti québécois et député de Lac-Saint-Jean Alexandre Cloutier est de passage en Abitibi-Témiscamingue. Il visite chacune des régions du Québec afin de rencontrer les militants de son parti. Au micro du Radio-Magazine, il a dit vouloir un Québec où les régions sont fortes. Il a aussi lancé plusieurs idées pour le renouvellement du PQ ainsi que du projet d'indépendance.

De nouvelles idées pour les régions

Alexandre Cloutier affirme que les régions doivent avoir de nouveaux outils de développement économique, il propose par exemple la création de Développement économique Québec. Pour lui, cette idée ferait partie d'un effort de renouveau au PQ. « Le Parti québécois doit se renouveler, insiste-t-il. Les régions doivent avoir de nouveaux outils de développement économique. J'ai proposé, par exemple, Dévleoppement Économique Québec pour regrouper toutes les activités de création d'emploi sous un seul organisme qui offrirait de l'accompagnement à nos entrepreneurs, du financement pour nos entreprises et également de l'aide à l'exportation. »

Martelant que le Parti québécois est le parti des régions, M. Cloutier a déclaré que, pour lui, il « est fondamental que nos régions soient fortes, qu'on donne le goût à nos jeunes de revenir en région, et d'occuper le territoire québécois. Qu'on ait une politique nationale du transport qui permette justement de se déplacer à un coût qui n'est pas exorbitant d'une région à l'autre au Québec. »

Le candidat à la direction du parti a également souligné son appartenance au Lac-Saint-Jean, rappelant que plusieurs problématiques d'organisation régionale en entrepreneuriat ou même en occupation du territoire sont similaires entre l'Abitibi-Témiscamingue et la région d'où il vient. Il croit d'ailleurs que l'Abitibi-Témiscamingue soit une région sympathique au PQ, citant l'enracinement profond de François Gendron, député d'Abitibi-Ouest depuis 1976.

Redéfinir le projet d'indépendance

Alexandre Cloutier ne semble pas être un souverainiste « pressé », c'est-à-dire que selon sa vision, le projet de pays doit d'abord et avant tout être repensé. « J'ai 38 ans, dit-il. Tous ceux qui vont avoir 41 ans aux prochaines élections n'auront pas voté au référendum de '95. Donc, il y a la moitié de la population au Québec qui ne se sera jamais exprimé sur la possibilité que le Québec devienne un pays. Mais surtout, qui n'aura pas participé à ce grand projet de réforme. Ce que ça veut dire, concrètement, c'est qu'il y a une grosse partie de la population qui n'a aucune idée de quoi on parle et le projet d'indépendance doit être défini tel qu'il existe aujourd'hui en 2016. »

Pour ce faire, il promet de mettre en branle huit chantiers sur l'indépendance dès le mois d'octobre afin de définir ce projet de pays.

Voici l'entrevue complète accordée par Alexandre Cloutier à Karine Mateu, à l'émission Le Radio-Magazine.

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