Le maire d'Amos, Sébastien D'Astous, espère insuffler une culture entrepreneuriale afin de voir émerger différents projets économiques dans la municipalité.

Avec les informations de Lise Millette

Une centainte de personnes ont répondu à l'appel du maire d'Amos, Sébastien D'Astous, qui espérait réunir plusieurs entrepreneurs et acteurs économiques pour discuter de l'avenir socio-économique de la ville lors d'une rencontre avec les leaders du milieu.

« On a une liste de projets, on sait que vous avez des projets : cognez à notre porte et on va être là pour vous aider. On espère que réciproquement, vous allez nous aider avec nos propres projets de logement social, développement domiciliaire, développement de parc industriel et commercial », a-t-il lancé comme message aux participants.

Un accent est mis sur le manque de logements, décrié depuis plusieurs années dans toute la région de l'Abitibi-Témiscamingue. Dans le plus récent Rapport sur le logement locatif publié par la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) le taux d'inoccupation atteignait 1,7 % à Val-d'Or, 3,2 % à Rouyn-Noranda et 3,3 % à Amos. Cette difficulté de trouver un logis est encore plus grande pour les personnes seules et pour les familles.

Le maire Sébastien D'Astous souhaite corriger cette situation.

« La Ville peut venir donner un coup de main avec la Société d'habitation du Québec (SHQ) pour pouvoir avoir des unités à moindres frais pour les personnes avec des revenus plus bas. Et ça, ça ne se fait pas à Amos, ça se fait dans d'autres villes, mais ça ne se fait pas chez-nous et je voulais que nos entrepreneurs apprennent à connaître cette possibilité-là d'offrir du logement », indique-t-il.

L'ALOCAT se réjouit

Bruce Gervais, de l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue (ALOCAT), se réjouit de voir le maire d'Amos s'intéresser au développement d'unités locatives. Selon lui, il est plus que temps d'insister auprès du gouvernement du Québec pour obtenir plus d'unités de logements sociaux.

« Il faut réserver des unités du côté du programme Accès-Logis, qui est un programme superbe, mais pour les villes comme Amos, ou les villes des régions comme la nôtre, plus loin de Montréal et où les coûts sont plus élevés, ce n'est pas nécessairement facile. Ça coûte cher de la part du milieu pour fabriquer du logement social. Et c'est ce que nous demandons au gouvernement du Québec : de rendre la chose possible et qu'il y ait des unités pour les régions comme l'Abitibi-Témiscamingue », fait-il valoir.

Quant à lui, le maire d'Amos tire des conclusions positives de sa consultation. Il espère à présent que cet enthousiame se concrétisera.

« Ce que je souhaite, c'est que les gens vont lever la main et qu'on va faire de petites tables de travail dans chacun des dossiers », conclut-il.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards