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Après Londres, Christine Girard pourrait mériter une médaille pour les Jeux de Pékin de 2008

Vidéo - L'haltérophile Christine Girard pourrait hériter d'une médaille de bronze pour sa performance aux Jeux olympiques de Pékin en 2008. La Fédération internationale d'haltérophilie annonce que quinze haltérophiles qui ont participé aux Jeux olympiques de Pékin ont échoué à une nouvelle analyse de leurs échantillons pour dopage. La Kazakhe Irina Nekrassova, qui avait terminé deuxième dans la catégorie de Christine Girard, en fait partie.

Avec les informations de Jean-Marc Belzile

Une place sur le podium

8 ans après être passée si près d'un podium à Pékin, Christine Girard réalise qu'elle méritait finalement sa place parmi les trois premières. « J'étais un peu moins surprise que quand j'ai appris pour la médaille d'or de Londres. Comme c'était une Kazakhe en avant de moi et qu'ils ont fait beaucoup de tests positifs, je m'y attendais un peu, mais c'est certain que c'est plaisant que ce soit officiel et d'avoir deux médailles olympiques », dit-elle.

L'haltérophile, qui avait déjà des doutes sur certaines de ces adversaires, est bien heureuse que celles qui ont triché soient finalement démasquées. « Je compétitionnais contre des femmes qui, année après année, avaient un physique qui changeait de façon non-naturelle, donc c'est certain qu'on savait qu'elles ne prenaient pas des vitamines C », lance-t-elle sarcastiquement.

Sa famille est fière

De passage à Rouyn-Noranda, l'athlète habitant maintenant en Colombie-Britannique a profité de son passage dans le coin pour voir les siens. Sa famille réalise qu'elle a accompli de très grands exploits. Son conjoint, Walter Bailey, affirme qu'il a « toujours été fier d'elle, puis je suis toujours fier, mais c'est bien que les gens puissent voir ce qu'elle a fait. » Sa soeur, Caroline Girard, croit qu'elle va inspirer plusieurs générations d'athlètes. « Ce qui pour nous était le plus important c'était le dépassement personnel, elle a donné tout ce qu'elle pouvait, qu'elle soit quatrième c'était déjà un exploit, mais sa médaille c'est certain qu'on est encore plus fiers », mentionne-t-elle.

Le centre multisports de Rouyn-Noranda pourrait porter son nom

Le club d'haltérophilie Héraclès de Rouyn-Noranda souhaite rendre hommage à Christine Girard. Le conseil d'administration du club veut que le futur centre multisports de Rouyn-Noranda porte le nom de la médaillée olympique.

Le président, Mario Robitaille, fera une demande officielle au conseil municipal au cours des prochaines semaines. Selon lui, Christine Girard mérite amplement cet honneur. « Elle représente aussi très bien ce que signifie le sport. Elle a toujours été représentative au niveau d'un sport propre. C'est une athlète qui s'est toujours positionnée contre le dopage », rappelle-t-il.

Un pincement au coeur

Christine Girard avoue avoir vécu beaucoup d'émotion en regardant les cérémonies de remise de médailles aux Jeux de Rio. « Quand je voyais les remises de médailles, quand j'entendais les hymnes nationaux, c'est sûr qu'il y avait un petit pincement au coeur qui me dit que j'aurai dû vivre ça. J'aurais dû pouvoir entendre mon hymne national alors que j'étais à Londres. C'est sûr que ça fait un petit quelque chose, mais en même temps, je me dis que le message qui vient avec la médaille 4 ans, même 8 ans plus tard, est encore plus important, c'est-à-dire qu'on est capables de se rendre là en étant propres », réfléchit-elle.

Rappelons que Christine Girard a vécu pareille situation récemment pour sa prestation aux Jeux de Londres de 2012. En juillet, elle apprenait que sa médaille de bronze récoltée à Londres devenait une médaille d'or après la disqualification d'athlètes pour dopage.

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