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Après trois ans de lock-out, les employés du Maxi sont inquiets

Après trois ans de lock-out, les 26 travailleurs du Maxi de Rouyn-Noranda, qui demandent une augmentation salariale de près de 40 % et de meilleures conditions de travail, sont inquiets de l'avenir de leur épicerie, d'autant plus que le propriétaire Loblaw a annoncé en juillet qu'une cinquantaine de magasins allaient fermer leurs portes au pays.

Un article de Vanessa Limage

Quatre employés en lock-out interpellent les automobilistes avec le drapeau de leur syndicat. Ils résistent devant le Maxi de Rouyn-Noranda, fermé au public depuis août 2012. Daphnée Massicotte, 19 ans, est du nombre. Elle fait du piquetage cinq jours par semaine, quatre heures par jour.

« C'est sûr que ça me permet aussi de faire mes études, dit la jeune fille. Mais c'est sûr que c'est quand même dur. Ce n'est pas un salaire que j'aimerais avoir pendant encore cinq ans. Le moral est bas, mais j'essaie de ne pas désespérer, j'essaie de garder la tête haute. »

Le Syndicat des travailleurs du Maxi craint que l'épicerie ne ferme définitivement ses portes.

« Après 3 ans, il n'y a rien de fait. Ça n'a même pas été entretenu. Puis moi, mon opinion à moi, je veux dire, si Maxi avait décidé de [r]ouvrir, il [l'employeur] aurait décidé d'ouv[rir] avant que le Super C ouvre, avance le président Marcel Bisson. C'est mon opinion à moi. »

Selon le syndicat, une rencontre avec l'employeur pourrait avoir lieu en septembre.

La CSN continue d'appuyer les travailleurs

Actuellement, 26 travailleurs se relaient devant le Maxi depuis 3 ans. La CSN assure qu'elle les soutiendra aussi longtemps qu'il faudra.

« C'est sûr que ce conflit-là dure et dure et dure et dure, concède le vice-président du Conseil central de la CSN en Abitibi-Témiscamingue, Giacomo Bouchard. C'est sûr que mon souhait le plus cher c'est que [ce conflit] se règle. Ça redonnerait de l'emploi aux gens qui y travaillaient. Ça permettrait aussi aux gens de Rouyn-Noranda de pouvoir faire leur épicerie chez Maxi. »

L'entreprise Loblaw a quant à elle refusé de commenter le dossier.

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