Retour

Après une longue bataille, Mario Gagnon met la main sur l'entente conclue entre Lucie Roger et la Ville de Malartic

Un citoyen de Malartic a livré bataille aux élus de sa municipalité afin d'obtenir des informations considérées comme confidentielles. Mario Gagnon a fait appel à la Commission de l'accès à l'information du Québec pour que soit rendue publique l'entente entre la Ville et l'ancienne directrice générale Lucie Roger. Il aura obtenu gain de cause, treize mois après ses premières démarches.

Avec les informations de Sandra Ataman

Mario Gagnon a été choqué d'apprendre qu'une entente confidentielle reliait la Ville de Malartic et son ancienne directrice générale Lucie Roger, à la suite du congédiement de cette dernière. « À ce moment, j'ai dit moi, je ne laisse pas passer celle-là, elle est de trop », se souvient-il. 

Il commence alors a étudier la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et les jurisprudences des cas similaires.

« À titre de citoyen et de contribuable, qui a contribué financièrement à cette entente-là, moi j'ai toujours cru qu'il était légitime, et de mon droit, et du droit aussi des autres contribuables de la municipalité, d'avoir accès à cette entente confidentielle là », explique-t-il. 

À l'automne 2015, il participe à une rencontre de médiation menée par la Commission d'accès à l'information, Rencontre qui ne mène à rien.

Il sera par la suite convoqué, le 1er juin, à une audition devant un juge, mais la Ville de Malartic a décidé de ne pas s'y rendre et de dévoiler l'entente.

Le moment était venu, selon maire Martin Ferron. « On a passé à autre chose, c'était rendu normal de donner accès à l'information. De la bloquer ça aurait été d'être borné. Il n'y avait pas de raison de garder l'information privée », répond-il. 

Avec du recul, Mario Gagnon est satisfait d'avoir tenu tête à la Ville. 

« Je me dis, il faut quand même pas prendre les citoyens et les contribuables de ma ville pour plus imbéciles qu'on a l'air », témoigne-t-il. 

Chaque année au Québec, environ 1800 citoyens font des demandes de révision à la Commission d'accès à l'information.

Plus d'articles

Commentaires