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Arrêt des chirurgies planifiées à l'hôpital de Rouyn-Noranda : « On a un problème important »

Le bris majeur à l'unité de stérilisation de l'Hôpital de Rouyn-Noranda paralyse toujours les services de chirurgies planifiées. Le président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT), Jacques Boissonneault, a convoqué la presse cet après-midi afin de faire le point sur cette situation qui perdure depuis le 7 septembre.

Avec les informations d'Angie Landry

Selon Jacques Boissonneault, il est important de rassurer les usagers sur la suite des choses. « Le fait qu'on ne trouve pas encore de solution aux problématiques, je pense que c'est important de faire le point avec la population. Parce que d'envoyer des communiqués de presse à toutes les semaines, comme citoyen, on peut être préoccupé et se demander : "Qu'est-ce qui se passe à notre hôpital?" C'est tout à fait légitime. C'était notre objectif de dire à la population : "On a un problème important." En même temps de dire qu'on travaille ventre à terre pour le régler, et en même temps, dire aussi qu'au niveau de la qualité, de l'accès et de la qualité des services, le nécessaire est fait. En tout temps, les chirurgies urgentes pour les patients qu'on ne peut pas transférer sont faites ici », explique-t-il.

La directrice des services professionnels et de l'enseignement universitaire du CISSSAT, Dre Annie Léger, assure que tout le personnel est à pied d'oeuvre pour identifier les diverses causes de ce bris. « En fait, on reprend toutes les étapes qui font partie d'une stérilisation et on valide la qualité de l'eau ou la qualité de l'eau distillée ou encore la qualité de la vapeur, l'entretien de nos équipements, de nos installations, l'arrivée d'eau, les tuyauteries. Écoutez, je pourrais vous en nommer une quantité phénoménale : nos procédures, l'utilisation des savons, tout, tout, tout, se trouve à être [remis en question], analysé, testé, pour essayer de tout remettre à l'ordre », assure-t-elle.

Selon la Dre Annie Léger, l'objectif est de remettre « à neuf » le réseau de stérilisation. Elle assure aussi qu'aucun patient n'a été en contact avec les instruments qui ont été touchés par la rupture de la centrale de stérilisation.

L'Institut national de santé publique (INSPQ), qui accompagne par ailleurs le CISSS-AT depuis le début de cette situation, assistera le centre de santé dans l'exécution de tests cette fin de semaine, puis lors des tests finaux pendant la fin de semaine du 7 et 8 octobre. Advenant une réussite, le rétablissement du service de chirurgie reprendra progressivement et priorisera les accouchements et les césariennes.

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