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Attaque terroriste à Québec : drapeaux municipaux en berne en Abitibi-Témiscamingue

Le monde municipal de l'Abitibi-Témiscamingue exprime sa solidarité envers les victimes de l'attentat terroriste perpétré à la mosquée de Québec dimanche soir. Plusieurs municipalités ont mis leur drapeau en berne dès lundi matin afin de témoigner de leur soutien aux personnes de confession musulmane, mais aussi à l'ensemble de la communauté québécoise.

Le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, parle d'un « réveil brutal ». Selon lui, les Québécois pouvaient jusqu'à hier penser être à l'abri de ce genre de manifestation de violence. C'est pourquoi dès son arrivée dans les bureaux de l'administration municipale, il a tenu à rencontrer les employés de confession musulmane afin de leur témoigner de leur support.

« C'est d'offrir un témoignage de sympathie, fait-il valoir. Même s'ils ne sont pas directement concernés ici, il y a des hommes, il y a des femmes, il y a des familles, il y a des communautés, il y a une ville qui a été touchée et je pense qu'on doit partager cette inquiétude-là et souhaiter et travailler pour poser des gestes qui vont dans le sens de la tolérance et du mieux vivre-ensemble. »

On est tous sans voix. On est probablement avec un gros point d'interrogation : pourquoi chez nous?

Pierre Corbeil, maire de Val-d'Or

Pierre Corbeil appelle au calme, à la tolérance et à l'ouverture vers l'autre. C'est pourquoi, sans hésiter, il a demandé qu'on mette les drapeaux en berne devant l'Hôtel de Ville, un geste d'ailleurs recommandé à toutes les municipalités de la province par l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

Motion de sympathie à l'ordre du jour du conseil municipal de Rouyn-Noranda

À Rouyn-Noranda, la même décision a été prise tôt en matinée. Le maire de Rouyn-Noranda, Mario Provencher, dénonce avec vigueur les événements survenus au Centre culturel islamique de Québec. Il parle d'ailleurs de poser d'autres actions, plus officielles, dès la séance du conseil municipal de lundi soir.

« On va [adopter] une motion de sympathie aux gens de Québec, aux parents de victimes aussi, précise M. Provencher. Personne n'aurait pensé que ça pouvait se produire ici au Québec, mais je pense qu'on n'est pas à l'abri de gestes de ce genre. »

Le Témiscamingue comme « terre d'accueil », dit Flébus

Au Témiscamingue, le maire de Ville-Marie, Bernard Flébus, se dit aussi « consterné » par cet événement qui a fait six morts jusqu'à présent. Il tient lui aussi à livrer un message d'ouverture. « On a une petite communauté musulmane au Témiscamingue et moi, je veux dire à ces gens-là, au nom des représentants, on est un peu officiel les élus, qu'on pense à eux, qu'on est avec eux », témoigne-t-il.

On met le drapeau en berne pour leur dire vous êtes les bienvenus chez nous. On veut qu'à travers ce geste posé que les gens sachent que le Témiscamingue est une terre d'accueil.

Bernard Flébus, maire de Ville-Marie

Les municipalités d'Amos et de La Sarre doivent aussi répondre à la demande de l'Union des municipalités du Québec et mettre leurs drapeaux en berne au cours de la journée.

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