Retour

Attentat terroriste à Québec : les établissements scolaires de la région en solidarité avec les familles

L'attentat terroriste dans une mosquée de Québec a incité plusieurs gestes de solidarité un peu partout au Québec et notamment en Abitibi-Témiscamingue.

Au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, des étudiants en Travail social ont organisé une action en appui à la communauté musulmane du Québec. Des bougies étaient allumées dans les corridors de l'institution d'enseignement et les passants étaient invités à signer de grandes pancartes pour signifier leur solidarité.

« Je leur enverrais le message qu'on les aime, qu'on les supporte », explique l'étudiante du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, Suki Negusse, qui tenait à exprimer son support envers la communauté musulmane.

Selon elle, tout geste de solidarité est important. « En ce moment, c'est un peu une zone grise parce qu'on ne sait pas exactement ce qui s'est passé. On ne connait pas les vrais faits tout le temps, mais c'est quand même important de montrer à la communauté qu'on est avec eux », soutient-elle.De l’importance de parlerPour l'enseignante en technique de travail social, Sylvie Nicole, il est essentiel de briser le silence.

Ça nous permet de nous ouvrir, de nous parler. Il y a des gens qui ne se connaissent pas qui commencent à parler, qui commencent à se dire : as-tu écouté les nouvelles? As-tu vu ce qu'il se passe? Dans des événements comme ça, je crois que c'est important de créer des liens. C'est important de pouvoir se parler.

Sylvie Nicole

Encourager l’inclusionPour l'étudiant Michael Carron, l'initiative permet d'envoyer un message d'inclusion.« Le message qu'on pense envoyer c'est vraiment qu'on est là, puis qu'ils sont des Québécois comme nous […]. Ils méritent le bien-être comme nous et qu'ils ne sont pas différents de nous parce qu'ils sont musulmans. On les appuie et on leur tient la main dans cette situation-là », affirme-t-il.Sur les panneaux signés par les étudiants il était possible de lire: " À l'ignorance, répondons par l'éducation; à la violence, répondons « Paix au Québec »."À l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), le vice-recteur, Denis Martel, assure qu'il y a des mesures pour accompagner les étudiants qui auraient besoin d'écoute ou des craintes après ces événements.

« Les mesures qui sont en place sont des mesures d'accompagnement qui sont constantes pour des situations de crise. On travaille avec le Chaînon, on travaille avec différents intervenants dans le milieu, notamment des psychoéducateurs ou des travailleurs sociaux, qui peuvent apporter un soutien au besoin ou sur demande », explique-t-il.

Denis Martel ajoute que ces services sont aussi offers aux employés de l'université.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine