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Austérité : elles déposent une plainte contre le gouvernement à la SQ pour « violence faite aux femmes »

Des représentantes des trois centres de femmes de la région sont allées au poste de police de la Sûreté du Québec à Rouyn-Noranda cet avant-midi pour porter plainte contre les mesures d'austérité du gouvernement libéral.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

La porte-parole de la Table régionale des Centres de femmes de l'Abitibi-Témiscamingue, Brigitte Arseneault, explique que les femmes demandent un arrêt d'agir au gouvernement du Québec. Elle cite l'exemple de l'abolition de la Conférence régionale des élus, où elle calcule que 16 des 23 postes étaient occupés par des femmes. « Il faut vraiment que le gouvernement revoie ce qu'il est en train d'imposer aux femmes. Ça n'a pas de bon sens », dénonce-t-elle.

Au début de la journée, les manifestantes ont placardé les bureaux du ministre responsable de la région, Luc Blanchette, pour dénoncer les effets des politiques du gouvernement, qu'elles qualifient de « violences faites aux femmes ».

Elle se sont ensuite rendues au bureau de la SQ à Rouyn-Noranda où elles ont voulu déposer une plainte. La Sûreté du Québec n'a cependant pas pu recevoir la plainte puisqu'elle ne faisait pas référence à un acte criminel. « On a été reçues de façon très coopérative, assure Johanne Alarie, responsable du Centre de femmes de Rouyn-Noranda. Par contre, la [Sûreté] du Québec n'a pas pu prendre notre déposition parce que, selon le Code criminel, cette violence n'est pas considérée comme criminelle, bien que nous on considère que c'est criminel ces mesures d'austérité là envers les femmes. »

Devant ce constat, les Centres de femmes de la région ont envisagé d'aller encore plus loin . « On va regarder la possibilité d'un recours collectif pour les femmes par rapport à tous les préjudices faits par ces mesures d'austérité », indique Mme Alarie. 

Elle ajoute que cette possibilité sera proposée au Regroupement des centres de femmes du Québec. Cette série d'actions s'inscrit dans la semaine d'actions des centres de femmes contre l'austérité.

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