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Autisme : devant le manque de ressources, des parents se tournent vers les réseaux sociaux pour trouver de l'aide

Pas toujours facile d'avoir quelques heures de répit lorsque l'on est parent d'un enfant autiste. Les besoins sont pourtant présents, surtout avec l'arrivée imminente des vacances d'été. Et les parents se tournent de plus en plus vers les réseaux sociaux pour trouver la perle rare comme l'a constaté Émilie Parent-Bouchard.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Le CLSC a de l'argent, mais pas de ressources

Catherine Perreault, mère et enseignante de profession, se demande si elle pourra prendre une pause cet été. Son emploi lui promet bien deux mois de vacances, mais elle ne sait pas si elle aura du temps pour elle, pour faire les courses, le ménage, la cuisine. Son fils Eliott, 10 ans, est diagnostiqué d'un trouble du spectre de l'autisme, ce qui limite les candidatures de gardienne.

« C'est un enfant qui a besoin de soutien dans toutes les tâches du quotidien, explique la jeune mère, c'est-à-dire s'alimenter, il va le faire seul, mais il a besoin d'être accompagné de l'adulte. Ce n'est pas un enfant qui est propre. Il a appris à marcher à 5 ans donc il n'est pas très mobile aujourd'hui à l'âge de 10 ans. »

Si les services de santé financent une partie des frais pour la garde d'enfant, les parents doivent dans certains cas se débrouiller pour trouver la bonne personne. « Il y a le CLSC qui nous donne des budgets pour avoir accès à un service de gardiennage. Le seul problème, c'est que sur les listes de gardiennes du CLSC, il n'y a aucun nom, déplore Catherine Perreault. Donc ils ont l'argent, mais pas les ressources humaines. [...] C'est à nous à se dépanner pour trouver des personnes. »

Voilà pourquoi Mme Perreault s'est tournée vers les réseaux sociaux. « J'ai eu plusieurs réponses, plusieurs intéressantes aussi... Je me donne le mois d'avril pour analyser tout ça et rencontrer les personnes. C'est certain qu'un premier contact va être nécessaire », dit-elle.

Un projet de camp de jour en développement

Comme elle, plusieurs parents d'enfants autistes utilisent cette stratégie pour combler leurs besoins. La Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue travaille d'ailleurs sur un projet de camp de jour spécialisé, à Rouyn-Noranda. Son directeur général, Tommy Bédard, explique que l'expérience de cet été pourra ensuite être étendue.

« On va commencer avec ce qu'on a, on va prouver aux gens qu'on est capables de le rouler de bonne façon avec des gens professionnels, des gens formés en TSA [troubles du spectre de l'autisme] qui vont savoir comment répondre à ces enfants-là. Et au fil des années, les besoins et la popularité vont faire en sorte que ça devrait très bien fonctionner », explique M. Bédard.

« On fait le test ici à Rouyn et ensuite on verra, continue-t-il. Les besoins c'est sûr qu'il y en a dans les régions autres que Rouyn. Amos, Val-d'Or, La Sarre... c'est sûr qu'il y a des besoins. Donc on va voir comment ça va fonctionner ici, on va tâter le pouls dans les autres petites et grandes villes. Puis si ça fonctionne bien, on s'émancipera partout. »

Les parents intéressés peuvent communiquer avec la Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue.

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