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Automatisation des mines : des avantages et de l'adaptation

Une récente étude démontre que l'automatisation dans les mines pourrait entraîner des milliers de pertes d'emplois au Québec. Les chercheurs de l'Institut international du développement durable (IISD) et du Centre en investissement durable de l'Université Columbia, auteurs de cette étude intitulée L'exploitation minière, un mirage, ont examiné les retombées de l'industrie minière à l'heure des nouvelles technologies. Cet avis n'est toutefois pas partagé par des organisations de la région.

À l'Institut national des mines, on croit plutôt que les emplois seront amenés à changer. L'automatisation a aussi des avantages selon l'institut. Elle pourrait par exemple permettre la réouverture d'anciennes mines à moindre coût et ainsi créer des emplois.

Selon la conseillère en communications, Karine Lacroix, il y a toutefois du travail à faire afin de s'adapter à ces nouvelles technologies. « Il va falloir que les centres de formation professionnelle, les cégeps s'adaptent à cette nouvelle réalité-là, qu'ils revoient leur programme de formation. Il va falloir aussi que les entreprises minières au Québec voient comment ils vont pouvoir adapter leur formation donnée aux travailleurs pour justement faire ce transfert de compétences et leur permettre de continuer de travailler, mais avec la nouvelle technologie », soutient-elle.

Même son de cloche à la compagnie Meglab qui est spécialisée en équipements miniers. Selon la directrice aux ventes, Kim Valade, il est possible que des mines au Québec soient un jour être complètement automatisées. Elle affirme que les emplois ont déjà commencé à changer dans le secteur minier. « Auparavant c'était seulement des électriciens qui travaillent sous terre, mais maintenant il y a des techniciens en informatique, des programmeurs, il y a différents corps de métiers qui vont travailler sous terre aujourd'hui, donc c'est l'emploi qui change », dit-elle.

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