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Avec un pistolet électrique, le décès de Sandy Michel aurait-il pu être évité?

Les agents du Service de police Lac-Simon n'ont commis aucune infraction criminelle lors de leur intervention qui a mené à la mort de Sandy Tarzan Michel, le 6 avril 2016 à Lac-Simon. Encore aujourd'hui, des résidents de Lac-Simon se demandent pourquoi les policiers ont abattu Sandy Michel, au lieu de le maîtriser par une blessure.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

Plusieurs questions subsistent après l'annonce des conclusions publiées hier par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), après avoir analysé l'enquête réalisée par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sur l'événement.

Selon le policier à la retraite de la Sûreté du Québec et travailleur social auprès de policiers, Michel Oligny, les policiers ne choisissent pas si leur utilisation de la force est mortelle ou non.

« Plein de gens vont dire, lorsqu’un policier fait feu sur un individu, "Pourquoi ils n'ont pas tiré dans les jambes?” Parce que ce n'est pas ce que l'on enseigne. Le policier qui a tiré, il tire sur une cible. Il ne tire pas dans la tête, il ne tire pas dans une jambe, il tire où il peut. Malheureusement, ils ont mis en pratique ce qu'on leur enseigne, lorsque la vie de quelqu'un est en danger ou la vie d'autrui ».

Une mort évitableMichel Oligny croit aussi que ce décès aurait pu être évité si les policiers avaient été armés d'un pistolet électrique, comme c'est le cas aujourd'hui.« Le policier, à ce moment-là, n'avait pas l'intention de tuer. Il avait l'intention de neutraliser. Je suis convaincu de ça », soutient Michel Oligny.

Michel Oligny croit aussi que les polices communautaires ou en milieu autochtone devraient organiser des rencontres avec la population au lendemain d'interventions trafiques ou controversée pour expliquer les opérations effectuées.

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