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Aventure au coeur de la dure réalité des premiers prospecteurs miniers

Le développement de l'Abitibi-Témiscamingue est intimement lié au travail acharné des prospecteurs qui ont pavé la voie aux entreprises minières. Ce sont les premiers prospecteurs, avides d'aventure, qui ont écrit les premières lignes de l'histoire de l'Abitibi-Témiscamingue.

D’après la chronique de Sébastien Tessier, à l’émission Des matins en or...en vacances!

Si certains prospecteurs notoires tels qu’Edmund Horne sont connus pour leur apport considérable au développement minier et industriel de la région, d’autres, moins réputés, ont somme toute dédié leur carrière à la recherche de gisement.

Jack Lusko, l’aventurierMalgré une longue carrière de prospecteur, Jack Lusko n’a pour sa part jamais réussi à découvrir un gisement qui a mené à l’ouverture d’une mine. Les milliers de kilomètres qu’il a parcourus en canot sur les rivières de l’Abitibi-Témiscamingue lui ont toutefois fait vivre des histoires inoubliables.

Seuls au fin fond des forêts, les prospecteurs étaient dépendants des pilotes de brousse qui venaient les ravitailler à bord de leurs petits avions. Durant l’été 1944, l’avion a eu 5 jours de retard en raison d’une tempête, au même moment où un ours avait volé toute sa nourriture. Lusko a dû tuer l’ours pour le manger… Mais selon les archives du prospecteur, ce sont les loups qui se sont servis en premier.

Lors d’un autre voyage, Lusko a été désigné pour aller chercher de la nourriture dans un village qui se situait à plus de 100 miles (environ 160 km) en canot de leur campement.Lorsqu’il est retourné au camp, un feu de forêt l’a obligé à rebrousser chemin. Sachant que ses partenaires étaient condamnés à mourir sans aide, il a emprunté un taxi et les a sauvés in extremis!

Dur de faire fortuneArrivé à Rouyn de Notre-Dame-du-Nord en 1923, M. Hanbury fait pour sa part la connaissance des frères Gamble. Il travaillera pour eux jusqu’en 1935.Selon ses dires, une centaine de prospecteurs avaient atteint le territoire de Rouyn à son arrivée. Pour M. Hanbury, travail du prospecteur consistait principalement à marcher dans le bois pour repérer des veines de minerai sur des caps de roche.Il pouvait marcher jusqu’à 45 miles (environ 72,4 km) par jour dans le bois.Lorsqu’il trouvait ce qu’il croyait être un filon de minerai, il réalisait une tranchée puis perçait des trous au marteau. Ces trous étaient remplis d’explosifs et il faisait exploser le roc avant d’analyser la « mock » sur place afin de déceler l’or. Lorsqu’il découvrait un gisement de qualité, le claim pouvait être vendu à une compagnie qui pouvait l’exploiter en y ouvrant une mine.

Même si carrière a pris fin au tournant des années 1960, Hanbury n’a jamais fait de découverte au point d’en faire sa fortune. Dans ses archives, il dit avoir apprécié la vie qu’il a menée, en plus d’en être fier.L’association des prospecteursLe grand nombre de prospecteurs qui sillonnaient la région, au milieu des années 1930, a mené à la création de l’Association des prospecteurs du Nord-Ouest du Québec.Le premier membre honoraire fut Auguste Renaud, le premier à prospecter la région.L’Association revendiquait principalement la plus grande liberté pour les travailleurs face au contrôle des gouvernements qui devenait de plus en plus grand et qui alourdissait leur charge de travail. Elle organisait d'ailleurs un banquet annuel grandement fréquenté.

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