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Bannir les boissons sucrées très alcoolisées : protéger la jeunesse ou écarter le problème?

L'intention du gouvernement du Québec d'interdire la vente de boisson fortement alcoolisée reçoit un accueil mitigé des propriétaires de certains dépanneurs de l'Abitibi-Témiscamingue.

D’après les informations de Thomas Deshaies

Alors que plusieurs estiment que cette mesure contribuera à protéger la jeunesse, d'autres jugent qu'elle ne règlera en rien le problème.Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a annoncé mardi matin qu'il amendera son projet de loi 170 portant sur la modernisation de la Loi sur les permis d'alcool.

Ainsi, dès son adoption, toutes les boissons sucrées à base de malt, comptant plus de 7 % d'alcool, seront vendues uniquement à la Société des alcools du Québec (SAQ).Plusieurs décriaient le faible coût de ces boissons et le goût de l'alcool qui est masqué par le sucre.

Conscience socialeUne mesure qui est accueillie favorablement par le propriétaire des dépanneurs Beauséjour à Val-d'Or et à Louvicourt, Éric Beauséjour.

Une mesure « qui ne règle rien »D'autres commerçants de la région, qui ont préféré préserver l'anonymat, s'offusquent de cette mesure qui, selon eux, ne règlera en rien le problème.De leur point de vue, les jeunes pourront toujours se procurer ces boissons fortement alcoolisées à la société d'État qui elle, engrangera davantage de profits, au détriment des commerçants.Éric Beauséjour estime lui aussi que cette mesure n'est qu'un petit pas dans la bonne direction.

La vente de boissons alcoolisées à base de malt contenant plus de 11 % d'alcool a triplé entre 2016 et 2017, selon l'Institut nationale de la santé publique du Québec

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