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BAPE à Malartic : bruit, poussière et impacts psychosociaux

Les audiences publiques sur le projet d'agrandissement de la mine Canadian Malartic et de déviation de la route 117 ont commencé jeudi soir, alors que plus de 200 personnes ont assisté à une rencontre d'information tenue au Théâtre Meglab, à Malartic, et diffusée sur le web. Encore une fois, le bruit, la poussière et les impacts psychosociaux reliés à l'exploitation de la mine d'or ont été au centre des discussions.

Avec les informations d'Émélie Rivard-Boudreau et de Jean-Marc Belzile

Devant le nombre élevé de citoyens souhaitant poser des questions sur le projet, le Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) poursuivra ses audiences mercredi en après-midi ainsi qu'en soirée.

Le président de la commission d'enquête, Pierre André, a précisé que son organisation a dans un premier temps l'objectif de répondre aux questionnements des citoyens.  « Une commission d'enquête n'est pas un tribunal [...] Son rôle n'est pas de prendre une décision, mais plutôt d'établir les faits concernant les répercussions du projet et d'éclairer le ministre [de l'Environnement] sur les principaux enjeux soulevés par le projet », précise-t-il.

Bruit, poussière, impacts psychosociaux

Appelés au micro pour lire la requête qu'ils avaient envoyée au ministre en mai, plusieurs groupes de citoyens et environnementaux ont dénoncé la tenue des audiences pendant la période estivale. Neuf personnes ont pu poser des questions, certaines très précises, à la minière ou aux ministères présents. Elles ont porté sur le bruit, la poussière et les impacts psychosociaux qu'engendrent les activités de Canadian Malartic et qui pourraient s'amplifier avec l'agrandissement.

« Je ne dirais pas que c'est le jour de la marmotte, mais ce sont les mêmes préoccupations qui reviennent, consent le coprésident du comité de suivi de Canadian Malartic, Jacques Saucier. On sent que les citoyens sont de plus en plus informés, de plus en plus documentés et les questions sont de plus en plus pointues. »

Louis Trottier du comité de citoyens de la zone sud de la voie ferrée semblait aussi satisfait du déroulement du BAPE. « On attend beaucoup de réponses, indique-t-il. C'est surprenant avec tous les experts et toutes les équipes présentes qui sont formées pour ça. Il y a des questions qui sont quand même pertinentes et que j'ai trouvées bien posées. »

Temps d'audiences prolongé

Devant le nombre élevé de citoyens souhaitant poser des questions sur le projet, le BAPE a décidé de poursuivre ses audiences mercredi entre 13 h 30 et 19 h, explique la conseillère en communications pour le BAPE, Julie Olivier.

« En début de séance, le président va faire l'appel des documents auprès du promoteur et des différentes personnes ressources, précise-t-elle. Les gens qui vont être soit à l'écoute ou qui vont consulter les transcriptions ou la webdiffusion en différé vont entendre la mise à jour par rapport aux documents demandés. »

Ce soir, le président de la commission, Pierre André, déterminera si une autre journée est nécessaire pour répondre à l'ensemble des questionnements formulés. La rigueur du président de la commission est par ailleurs appréciée du public. « Je trouve qu'on est bien servis par le président du BAPE et le commissaire », affirme Nicole Kirouac, du comité de vigilance de Malartic.

Suite des procédures cet été

La deuxième partie de l'audience publique débutera le 12 juillet prochain. Les citoyens et groupes d'intérêts et les municipalités ont jusqu'au 28 juin pour manifester à la commission leur intention de déposer un mémoire et jusqu'au 6 juillet pour le soumettre.

Elle servira à recueillir les opinions et les suggestions du public. Le BAPE remettra son rapport au ministre de l'Environnement au plus tard le 5 octobre.

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