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Boissons énergisantes alcoolisées : retirer ou pas des tablettes?

La ministre déléguée à la Santé publique du Québec, Lucie Charlebois, souhaiterait voir disparaître des tablettes les boissons sucrées alcoolisées.

Avec les informations de Jocelyn Corbeil

Elle a fait cette déclaration à la suite de l'arrêt de production de la boisson alcoolisée énergisante FCKD UP. L'entreprise Geloso a choisi de retirer ce produit de son offre quelques jours après la mort tragique d'une adolescente de Laval.

Ce type de boissons, fort populaire aussi en Abitibi-Témiscamingue, est encore présent sur les tablettes.

Dans le dépanneur Chez Gibb, à Rouyn-Noranda, on retrouve encore les boissons énergisantes FCKD UP à 11,9 % d'alcool sur les tablettes. « Ils ont décidé d'arrêter de le produire et non de le retirer des tablettes. Nous, on les a payées. En fait, si [Geloso] nous appelle et nous dit "on vous crédite, sortez ça", on va les sortir. En attendant, je pense que je vais les garder sur mes tablettes, parce que j'ai quand même une bonne grosse clientèle qui en consomme », affirme Jean-François Gibson, copropriétaire du dépanneur Chez Gibb

Jean-François Gibson affirme que les acheteurs de cette boisson dans son dépanneur sont des adultes dans la vingtaine et la trentaine. Même si ce produit sera retiré éventuellement des tablettes, il existe d'autres boissons du même type. Il faut donc, selon lui, élargir le débat et penser à mieux encadrer la vente. « Deux choses : un, réglementer par rapport au pourcentage d'alcool, et aussi de faire un prix plancher. Le produit ne pourrait pas être moins cher qu'un montant X, ça découragerait bien des jeunes », soulève-t-il.

Un réel danger pour la santé

Pour le docteur Martin Laliberté, urgentologue au centre universitaire de santé McGill, ces produits représentent un réel danger pour les adolescents et les jeunes adultes. Il souhaite une intervention de plusieurs plans. « Quelque chose devrait être fait à la fois du côté des producteurs, à la fois du côté des détaillants, mais également en ce qui concerne les personnes qui sont en état d'autorité pour être capable de faire une règlementation. Évidemment, on ne peut pas se débarrasser complètement de l'alcool sur le marché, mais règlementer à la fois le volume de ces boissons-là et également la teneur en alcool », ajoute-il.

Québec a commandé une étude au sujet de ces boissons alcoolisées énergisantes et la consommation des jeunes. Les résultats du rapport devraient être dévoilés dans les prochaines semaines.

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