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Budget provincial : les attentes en Abitibi-Témiscamingue

Le gouvernement de Philippe Couillard déposera, demain mardi, son dernier budget avant l'élection provinciale d'octobre 2018. Un budget qui devrait avoir des impacts sur plusieurs sphères d'activités en Abitibi-Témiscamingue, notamment sur les municipalités.

Avec les informations de Jocelyn Corbeil

Le monde municipal espère beaucoup du budget provincial.

On souhaite que Québec partage les revenus fiscaux du cannabis, augmente le financement dédié au transport collectif, bonifie des programmes d'infrastructures et améliore la desserte Internet en Abitibi-Témiscamingue.

Plusieurs villes de la région espèrent aussi une révision des nouvelles normes gouvernementales sur la protection des milieux humides, qui freineraient le développement de plusieurs projets.

« On a parlé de la désserte cellulaire Internet lors de la rencontre pré-budgétaire, c'est un incontournable. Il faut absolument que ça soit réglé, tout le volet aussi qui nous arrive au niveau des milieux humides, un enjeu majeur pour le développement économique, pour le développement résidentiel, pour les mines, pour tout le monde », affirme Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda.

La maire de Senneterre, Jean-Maurice Matte, qui a été à la tête de la Conférence régionale des élus, abolie par le gouvernement Couillard, souhaite un réinvestissement dans le développement régional. « Il y a eu 300 millions qui ont été coupés dans le développement régional. On parle des Conférences régionales des élus, des CLD et des carrefours jeunesse-emploi. Depuis 2015, on n'a pas encore eu le retour de cet argent-là ou de cet effort-là qui a été fait par les municipalités. On a eu un retour de 100 millions, alors c'est sûr qu'on a des attentes au niveau du développement régional, du développement de proximité », précise-t-il.

On souhaite également la concrétisation de certaines mesures qui touchent le transport aérien, tel que discuté au Sommet sur le transport aérien régional, en février.

Exploration minière

Les dirigeants de l'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ) souhaitent retrouver certaines mesures concrètes dans le budget provincial.

La directrice générale de l'AEMQ, Valérie Fillion, sera sur place.

Elle souhaite retrouver dans ce budget certaines mesures afin de permettre aux compagnies d'exploration minière d'avoir plus de temps pour effectuer leurs travaux sur le terrain.

« Pour notre secteur, ce qu'on espère dans ce budget-là, c'est un changement dans certaines des conditions, pour permettre aux compagnies d'exploration de pouvoir avoir un peu plus de temps pour réaliser leurs travaux, pour maximiser le travail sur les projets. Nous, on pense qu'un peu plus de temps, ça serait bienvenu », fait-elle valoir.

Groupes communautaires

Les organismes communautaires de l'Abitibi-Témiscamingue souhaitent quant à eux retrouver, dans le budget, un réinvestissement massif dans leur secteur d'activité.

Les organismes communautaires ont été durement touchés par les mesures d'austérité du gouvernement Couillard.

« On sait que le gouvernement est dans un contexte où les surplus budgétaires sont au rendez-vous depuis déjà quelques années. On ne verrait pas pourquoi le gouvernement ne pourrait pas faire le choix, à ce moment-ci, de réinvestir dans le filet social, dans les protections pour les gens dans le soutien aux personnes démunies ou en difficulté, ce que les organismes communautaires font au quotidien », souligne Marie-Eve Duclos, responsable des communications à la Concertation régionale des organismes communautaires de l'Abitibi-Témiscamingue (CROC-AT).

Marie-Eve Duclos affirme que les compressions dans les services publics ont eu des effets directs sur les organismes communautaires.

« C'est de réinvestir de façon massive et significative dans les services publics, dans nos centres hospitaliers, dans nos écoles, dans les services sociaux. Depuis plusieurs années, l'austérité a fait très mal, les services ne sont plus au rendez-vous pour les citoyens qui en ont besoin et, malheureusement, ce sont les groupes communautaires qui se retrouvent souvent à pallier au manque de services publics. Donc, on demande à l'État de réinvestir dans ses propres services publics », ajoute-elle.

Le Réseau de Vigilance de l'Abitibi-Témiscamingue organisera, en fin d'après-midi mardi, à Rouyn-Noranda, une écoute collective du Budget Québec 2018.

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