Retour

Cadres du milieu de la santé : l'Abitibi-Témiscamingue s'en tire bien

Parmi les 21 établissements de santé recensés par Radio-Canada, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue compte l'un des plus faibles taux d'assurance salaire chez ses cadres.

Avec les informations de Karine Mateu

Dans la plupart des CISSS du Québec, les congés de maladie des patrons sont à la hausse depuis la grande restructuration du réseau par le ministre de la Santé Gaétan Barrette.

Le CISSS de la région semble avoir été moins touché par la réforme. Le taux d'assurance salaire était de 3,23 % en 2013-2014, légèrement en baisse à 3,13 % en 2016-2017 et est de 3,65 % en 2017-2018.

« On explique ça par le fait qu'on travaille très fort, l'équipe de gestion, tout le monde ensemble, pour maintenir la communication. Malgré les défis, on s'est doté de plusieurs moyens pour maintenir la communication avec nos équipes de gestion, que ce soit par des rencontres locales, par des ateliers de formation, une équipe de soutien en climat de travail, des groupes de codéveloppement de gestionnaires », explique la directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques, Isabelle Benoît.

Selon elle, la restructuration n'est pas le défi principal qui touche les gestionnaires de la région, mais bien la pénurie de main-d'oeuvre.

« La restructuration, c'est une chose, parce qu'il y a eu effectivement, comme partout ailleurs, une diminution du nombre de gestionnaires. Mais le gros défi ces temps-ci, c'est vraiment la pénurie de disponibilité de main-d'oeuvre que l'on a, qui rend la situation difficile et qui fait en sorte que nos gestionnaires doivent travailler très fort avec les horaires et garder les gens mobilisés », précise-t-elle.

En mars 2015, avant la restructuration du ministre Barrette, il y avait 290 postes de gestionnaires au CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue. Depuis, une quarantaine de postes ont été abolis.

Plus d'articles