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Caméras et travailleurs sociaux pour aider les policiers de Val-d'Or : une bonne solution?

Plusieurs mesures ont été mises en place par la Sûreté du Québec pour rétablir la confiance du public à l'endroit des policiers depuis la diffusion du reportage d'Enquête sur les allégations d'agressions sexuelles, de voies de fait et d'abus de confiance qui pèsent contre certains agents du poste de Val-d'Or.

Parmi celles-ci figure la tenue d'un projet pilote qui prévoit que les auto-patrouilles de Val-d'Or soient munies de caméras de surveillance et que des travailleurs sociaux accompagnent les policiers dès décembre. Des effectifs supplémentaires de la SQ seront également déployés à Val-d'Or.

Une première

En ce qui concerne la collaboration avec des travailleurs sociaux, le capitaine de la SQ responsable des communications, Guy Lapointe, note qu'il s'agit d'une première et espère que le projet pilote soit un succès.

Une solution improvisée?

Pour Bruno Sioui, ancien professeur associé de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue spécialisé en psychoéducation et en études autochtones, il s'agit d'une solution improvisée. Le chercheur soutient que cela témoigne d'une méconnaissance des faits historiques.

Bruno Sioui rappelle qu'après la fermeture des pensionnats autochtones, plusieurs enfants aux comportements difficiles ont été placés par des travailleurs sociaux, phénomène que le chercheur nomme la « rafle des années soixante » (sixties scoop).

Le chercheur est d'avis que de s'adjoindre des travailleurs de rue d'origine autochtone, par exemple issus du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, pourrait être une piste de solution plus prometteuse.

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