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Campagne de financement difficile pour L'Indice bohémien

Le journal culturel L'Indice bohémien vit des difficultés financières. Il y a un peu plus d'un mois, une campagne de financement a été mise sur pied pour remettre le mensuel sur les rails. Mais les résultats ne sont pas au rendez-vous. Avec seulement dix jours à faire dans cette campagne, 10 % seulement de l'objectif de 25 000 $ a été amassé.

Jenny Corriveau, rédactrice en chef de L'Indice bohémien explique que la survie du journal indépendant, qui relève d'une coopérative, dépend de cette campagne de sociofinancement. « On survit principalement grâce aux abonnements, grâce évidemment un peu aux ventes de publicité, mais on est un journal à contenu. On n'est pas un journal dans lequel on va retrouver des publicités sur 90 % des pages en fait, ce dont je suis fière », souligne-t-elle.

Mais elle insiste sur le fait que « pour pouvoir survivre on a besoin d'un petit coup de main de la population. Un petit 20 [dollars] pour L'Indice bohémien, c'est quoi? C'est deux bières de moins dans une microbrasserie? C'est une gâterie de moins pour vous, pour vous permettre d'en avoir plus tout le long de l'année, pour pouvoir continuer à lire L'Indice bohémien. »

Outre la vente de publicités et les abonnements, L'Indice bohémien est propulsé par l'implication de nombreux bénévoles, à commencer par les journalistes.

Une campagne qui bat de l'aile

La campagne de financement portée par le slogan « Donnons un p'tit 20, pour L'Indice bohémien » a été lancée à la mi-juin. Selon la rédactrice en chef, plusieurs éléments peuvent expliquer les insuccès de la collecte de fonds. Elle cite notamment le « timing de lancement de la campagne », en plein été, durant les vacances.

Une mission : « faire rayonner la culture d'ici »

Plusieurs artistes ont appuyé la cause de L'Indice bohémien en produisant des vidéos de soutien publiées sur les médias sociaux. Jenny Corriveau rappelle que le média qu'elle représente est une plateforme de choix pour les gens œuvrant dans le domaine culture. « C'est une grande visibilité pour les artistes plus ou moins connus de chez nous parce qu'on fait vraiment une grande vitrine pour faire connaître les artistes, les artisans, les événements de chez nous, tout ce qui se passe au niveau social, culturel dans la région », dit-elle.

D'ailleurs, entrée en poste en avril dernier, la rédactrice en chef s'est fixé plusieurs objectifs. Tournée vers l'avenir du média, elle souhaite notamment que L'Indice bohémien puisse faire rayonner la culture de l'Abitibi-Témiscamingue au-delà des frontières régionales.

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