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Canadian Malartic : la Direction de la santé publique juge que les mesures d'atténuation sont insuffisantes

Les mesures d'atténuation mises en place à la mine Canadian Malartic sont insuffisantes selon étude réalisée par la Direction de la santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue rendue publique aujourd'hui.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Les données compilées auprès de 427 résidents révèlent que plus d'un citoyen sur deux résidant dans les quartiers les plus proches de la fosse est fortement dérangé par la poussière et les sautages.

Le bruit est aussi une source de dérangement pour les résidents des quartiers Est (34 %), Centre (25 %) et Laval (29 %).

Plus de 30 % des citoyens de Malartic ont aussi affirmé vouloir changer de lieu de résidence (à l'intérieur ou à l'extérieur de Malartic) si la possibilité leur en était offerte. La proportion grimpe à 45 % dans les trois quartiers les plus près de la fosse.

Le conseiller en santé environnementale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue et co-auteur de l'étude, Stéphane Bessette, donne un aperçu des recommandations en lien avec ces constats.

Le bruit et la sécurité routière sont d'autres préoccupations des Malarticois, surtout compte tenu de l'agrandissement de la fosse et de la déviation de la route 117. La Direction de santé publique (DSP) recommande à cet effet de soumettre l'étude d'impact environnemental réalisée à la population.

Par ailleurs, la Direction de santé publique voit d'un bon œil la démarche de co-construction entamée par le Partenariat Canadian Malartic.

Le directeur de la mine Canadian Malartic, Serge Blais, n'est pas surpris du rapport de la Direction de santé publique. Il est conscient que les impacts de la mine ne seront jamais de zéro, mais il assure que le Partenariat Canadian Malartic travaille de façon continue à les diminuer :

Rappelons que la publication de cette étude survient quelques jours avant la tenue d'une journée de consultation publique organisée par la mine Canadian Malartic dans le but de créer un groupe de travail sur le bon voisinage entre la mine et les citoyens de Malartic. La rencontre aura lieu le 3 octobre prochain.

Voici l'entrevue complète réalisée avec Stéphane Bessette, conseiller en santé environnementale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue et co-auteur de l'étude.

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