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Centre d'hébergement Harricana d'Amos : lacunes majeures et maltraitance selon le Protecteur du citoyen

Un rapport d'enquête publié par le Protecteur du citoyen  signale des lacunes majeures au Centre d'hébergement Harricana du Centre de santé et de services sociaux d'Abitibi-Témiscamingue (CISSAT) à Amos. Les lacunes sont liées aux soins de base, aux soins infirmiers, aux mesures de contrôle, à la présence de représailles et de harcèlement ainsi qu'aux attitudes et comportement d'une infirmière.

Avec les informations de Sandra Ataman

À la suite d'une visite non annoncée et d'une enquête approfondie, le Protecteur du citoyen a conclu que ces lacunes créaient un préjudice grave aux résidents qui vivent au 4e étage du Centre d'hébergement Harricana. Les résidents du 4e étage du CHSLD sont en perte d'autonomie avec déficit cognitif ou déficience physique importante.

L'organisme fait 10 recommandations au CISSSAT.

La Protrectrice du citoyen, Raymonde St-Germain, soutient que certaines situations peuvent laisser croire à de la maltraitance et à de l'abus.

Un rapport accablant selon le CISSSAT

Le président-directeur général du CISSSAT, Jacques Boissonneault, a déclaré qu'il s'agit d'un rapport accablant. Il juge les éléments du rapport troublants et inacceptables.

Il assure que des actions sont déjà posées. Notamment, la révision en profondeur de l'organisation du travail est amorcée depuis que le CISSS a reçu le rapport.

Une infirmière a d'ailleurs été suspendue le temps d'une enquête. Cette infirmière aurait modifié la médication de résidents sans consulter le médecin. Elle aurait aussi initié d'interrompre des traitements sans appeler les médecins..

Réaction du ministre de la Santé

Les aînés doivent pouvoir vivre dans un environnement paisible et sécuritaire. C'est ce que croit le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette, qui a réagi par voie de communiqué au rapport d'intervention du Protecteur du citoyen. Il juge inacceptables les lacunes majeures dans la qualité des soins et des services identifiées par le protecteur du citoyen dans l'établissement du Centre intégré de santé et de services sociaux.

Le ministre entend profiter de la réforme de la gouvernance du réseau de santé pour éviter que de telles situations se produisent. Il affirme d'ailleurs vouloir personnellement faire le suivi des actions entreprises par la direction du CISSS pour remédier à la situation.

En entrevue à l'émission Des matins en or, mercredi, le ministre a été catégorique. « Il n'est pas question que certaines personnes restent dans leur position actuelle », a-t-il déclaré.

Le Protecteur du citoyen assure qu'il mènera aussi un suivi très serré de son côté.

Voici notre entrevue complète avec Raymonde St-Germain du Protecteur du citoyen.

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