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Centre de formation professionnelle de Val-d'Or : besoin de main-d'oeuvre criant dans certains secteurs

Le Centre de formation professionnelle (CFP) de Val-d'Or a ouvert ses portes aujourd'hui à plus de 300 élèves provenant de l'ensemble de la région. Cette journée avait pour objectif de faire connaître les programmes offerts, mais aussi de mettre en valeur la formation professionnelle. Certains programmes comme la mécanique et la carrosserie ont peine à combler les besoins de main-d'oeuvre dans la région.

Avec les informations de Sandra Ataman

« Dans certains secteurs, les élèves sont embauchés avant même de finir leur formation »

Paulo Martel enseigne la mécanique automobile au Centre de formation professionnelle de Val-d'Or. Il forme une quinzaine de finissants par année et ce n'est pas suffisant pour répondre aux besoins de main-d'oeuvre. « On n'est pas capable de fournir la demande en mécanique. On en prendrait une vingtaine par année pour combler le manque et le vieillissement de la main-d'oeuvre », affirme-t-il.

« Dans certains secteurs, les élèves sont embauchés avant même de finir leur formation », ajoute de son côté LucThiboutot, coordonnateur du Centre de formation professionnelle de Val-d'Or.

« On prend un programme comme mécanique automobile où on a extrêmement de demandes et nos cohortes ne sont pas pleines. En secrétariat on pourrait avoir plus d'étudiantes, nos classes ne sont pas pleines. Nous ce qu'on veut c'est de répondre aux besoins du marché du travail, dans certains secteurs, on peine à répondre parce qu'on n'a pas assez de finissants à proposer aux employeurs », précise le coordonnateur. Cette situation perdure malgré que le CFP forme chaque année 700 élèves dans une douzaine de programmes.

Les mines, un secteur trop populaire?

Par contre, le secteur des mines se démarque auprès des jeunes. Denick Houle de Rouyn-Noranda faisait partie des visiteurs de cette journée porte ouverte. Il aimerait travailler dans le domaine minier « parce que toute ma famille est là-dedans », dit-il. « J'ai aussi dans l'idée, les mines. Ils offrent des bons cours je trouve », mentionne pour sa part Dylan Robitaille de Malartic. Même son de cloche chez Gabriel Chartrand, aussi de Malartic : « Le secteur des mines m'intéresse beaucoup. C'est bien présenté et ça l'air pas pire. »

« Ils viennent d'une famille minière. Papa, maman, mon oncle travaillent dans les mines, ils ont des connaissances, c'est des jobs payantes, ça les intéresse », fait remarquer John Bell, conseiller pédagogique. Il ajoute que pour certains programmes comme Forage et dynamitage, il y a jusqu'a 8 mois d'attente pour commencer la formation.

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