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Chantiers Chibougamau pourrait relancer l'usine de pâte kraft de Lebel-sur-Quévillon

À la fin de l'année 2017, Chantiers Chibougamau a racheté l'usine de la compagnie Nexolia qui voulait démolir les installations.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

Avant d'aller plus loin dans un projet de relance, l'entreprise doit par contre attendre de se faire attribuer un volume d'approvisionnement de bois par le gouvernement du Québec. Une clause empêche aussi la production de pâte Kraft à cette usine avant 2022.

Devant la chute de production de papier journal, les scieries indépendantes du Québec peinent à trouver une usine pour leurs copeaux. Chantiers Chibougamau a flairé la bonne affaire et a sauvé l'usine de Lebel-sur-Quévillon de la démolition.

Par contre, plusieurs étapes sont encore à franchir, dont l'acquisition d'un volume d'approvisionnement.

« On a sécurisé l'actif pour éviter qu'il soit démantelé. On n'est toujours pas à l'étape d'avoir un projet, un projet avec un prix de relance et un échéancier de relance », explique le porte-parole de Chantiers Chibougameau, Frédéric Verreault. Il y a plusieurs conditions à réunir et il y en a un certain nombre qui sont dans la cour du gouvernement du Québec, et là, la balle est dans leur camp.

Le maire défend le projetLe maire de Lebel-sur-Quévillon, Alain Poirier, a discuté de cet enjeu avec le ministre des Forêts, Luc Blanchette, ce lundi.« Ce qu'on nous dit, c'est qu'il n'y a pas de bois de disponible. Par contre, il y a 338 000 mètres cubes qu'ils ont réservés pour des scieries en 2018. Nous on a dit, "pourquoi vous nous donnez pas 133 000 mètres cubes de cette réserve-là? ". Ce qu'on nous répond, c'est que c'est déjà réservé pour d'autres scieries qui ont des projets », dit-il.

Luc Blanchette se veut rassurant.« Mon ministère est en contact avec eux. Mon cabinet est en contact avec eux. On cherche, de fait, à trouver des volumes de bois. Ce n'est pas aussi simple qu'on pourrait se l'imaginer, mais on a différentes solutions qu'on est en train d'étudier », affirme-t-il.En plus de Chantiers Chibougamau, deux autres entreprises occuperont l'ancien site de Fortress Paper.La minière Osisko utiliserait une partie du terrain pour y aménager son usine de traitement de minerai et la compagnie Nexolia, occuperait une autre parcelle pour une usine de cogénération alimentée par de la biomasse forestière.

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