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Chasse à l'orignal : pénurie de bouchers au Témiscamingue

Des centaines de chasseurs prendront le chemin de la forêt aujourd'hui au Témiscamingue comme partout au Québec. Ils sont plus de 25 mille chasseurs en Abitibi-Témiscamingue. Au Témiscamingue, il y a 1559 camps de chasse. C'est un moment de grand bonheur pour les chasseurs même s'il y une ombre au tableau: soit le manque de boucher. Plusieurs se demandent encore aujourd'hui qui va dépecer leur capture.

Un reportage de Tanya Neveu

Les chasseurs sont prêts, fébriles. C'est le moment de l'année qu'ils attendent avec impatience. Mais cette année, ils doivent faire face à un problème important : le manque de boucher.

Le président de l'Association chasse et pêche du Témiscamingue centre, Dany L'Heureux, déplore que les trois ou quatre bouchers de la région soient déjà trop réquisitionnés. « Si vous [pensez] sortir du bois et appeler le boucher du bord [croyant vous] présenter là, vous allez être déçus, car ils vont vous refuser », dit-il.

Geneviève Pinard chasse depuis plusieurs années avec son conjoint. Elle ne sait pas encore qui va débiter son orignal si elle en capture un. « On cherche les options. Si on tue, on va s'improviser boucher et faire de notre mieux pour arranger notre propre viande », dit-elle.

Le propriétaire de la boucherie Le Gourmet de Ville-Marie, Yves Brouillard, devra refuser des clients cette année. La raison qu'il évoque : un manque important de main-d'oeuvre. « Les gars se garrochent ici et aimeraient que je débite leurs orignaux, mais je ne peux pas... On a un manque de main-d'oeuvre », confirme-t-il.

Pour remédier à la situation, l'Association locale de chasse et pêche aimerait pouvoir offrir une formation à ses membres, afin qu'ils puissent connaître les notions de base de la boucherie.

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