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Chasseurs généreux : une idée déjà bien implantée en Abitibi-Témiscamingue

La Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec déploie cette année le programme Chasseurs généreux à l'échelle du Québec. L'initiative née dans le Bas-St-Laurent et mise sur pied en collaboration avec le Réseau des banques alimentaires du Québec vise à inciter les chasseurs à donner une partie de leur viande sauvage à des personnes dans le besoin. Mais comme l'a constaté Émilie Parent-Bouchard, un tel réseau d'entraide est déjà bien implanté dans la région.

Pendant que son conjoint Donald Gélinas désosse du boeuf, Julienne Pépin fait visiter les installations de la Boucherie Gélinas, à Évain, seule boucherie de la région affiliée à l'initiative Chasseurs généreux. La période de la chasse est très achalandée, mais elle trouve tout de même le temps de donner au suivant. « Quand on fait la viande sauvage, on ne fait pas de boeuf. Nos clients sont habitués, ça va après la chasse. Mais pourquoi pas, si on peut aider... si on aide, on peut être aidé! À part de ça, ça peut arriver qu'on charge moins cher pour le débitage pour aider des personnes », affirme Mme Pépin.

Donald Gélinas ajoute que depuis une vingtaine d'années, il encourage les chasseurs à donner une partie de leur gibier à la banque alimentaire du Centre Bernard-Hamel « parce que la plupart trouvent qu'ils ont trop de viande hachée, ils ont trop de viande pour leur consommation personnelle. [...] Je dirais qu'il va y avoir peut-être un 1000 livres de viande qui va se rendre là, peut-être plus... », estime-t-il.

À la banque alimentaire, ces dons tombent à point. Nathalie Larose, responsable du programme Chasseurs généreux estime d'ailleurs que les protéines constituent seulement 2 % des dons. « Sur l'aide alimentaire [que les gens] reçoivent à tous les mois, annuellement, c'est peut-être 2 % de cette aide-là qui était du côté protéine. Ce qu'on espère, c'est d'augmenter davantage l'apport en protéine parce qu'on n'a pas besoin d'être une nutritionniste pour savoir que dans une assiette, c'est important d'être bien équilibré », souligne Mme Larose.

La viande sauvage reçue au Centre Bernard-Hamel est transformée pour être distribuée en plats prêts à manger.

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