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Chirurgien millionnaire : le Comité vigilance santé d'Abitibi-Ouest satisfait de l'enquête du CISSS-AT

Les conclusions du rapport d'enquête sur les activités chirurgicales excessives à l'extérieure des heures normales d'usage ont confirmé que le Dr Issam El-Haddad a profité du système à l'hôpital de La Sarre. Le Comité vigilance santé de la MRC d'Abitibi-Ouest affirme que ces informations leur avaient été rapportées depuis le mois de mai dernier.

Le CISSS-AT a fait son travail

Le Comité vigilance santé de la MRC d'Abitibi-Ouest s'est donné la mission d'assurer un suivi serré des dossiers santé de son territoire après plusieurs situations épineuses survenues l'automne dernier à l'hôpital de La Sarre, que ce soit dans les départements de santé mentale, d'anesthésie ou de chirurgie.

Jaclin Bégin, préfet de la MRC, affirme être satisfait que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) ait fait son travail d'enquête à propos des agissements du Dr El-Haddad. « C'est un élément de régie interne. C'est certain que ça revenait à eux d'identifier la problématique et de la corriger. Donc, ils ont apporté les correctifs qu'on nous mentionne et je crois qu'ils ont fait leur travail », dit-il.

Un départ difficile

Avec la création du CISSS-AT, l'hôpital de La Sarre a perdu sa direction générale. Le répondant principal pour les problématiques survenues l'automne dernier est maintenant le président-directeur général du CISSS-AT, Jacques Boissonneault. Une période d'adaptation à cette nouvelle structure a été nécessaire. « Ce qui a été plus difficile, c'est au niveau de la proximité qu'on avait avec les dirigeants pour identifier parfois des problématiques et en discuter, qu'eux participent avec nous au développement de notre territoire », mentionne M. Bégin.

Communication et suivi

Mais il confirme que les parties en cause travaillent maintenant efficacement ensemble. « C'est certain qu'au début, eux avaient eu à mettre en place plusieurs services et à identifier comment ils les offriraient. Maintenant, depuis qu'on a instauré une communication qui est vraiment beaucoup mieux, ça s'est amélioré. On ne se le cachera pas, l'élément de communication est souvent le nerf de la guerre dans ces fusions-là. En ce moment, dans les informations qu'on échange avec eux, on peut dire qu'on est tenus au courant et qu'on est capables, à tout le moins, de donner notre avis sur ce qui se passe sur notre territoire et surtout de faire valoir nos particularités pour les services de proximité », assure le préfet.

Malgré une certaine conclusion dans le dossier du Dr El-Haddad, le Comité vigilance santé de la MRC d'Abitibi-Ouest a encore du pain sur la planche. « On suit quand même de près le dossier de la chirurgie parce qu'on veut s'assurer que le service demeure chez nous et qu'il soit efficient », souligne Jaclin Bégin.

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