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Christian Leblanc sera à la tête de la Commission d'enquête sur les relations avec les Autochtones

L'avocat Christian Leblanc est nommé procureur en chef de la Commission d'enquête sur les relations avec les Autochtones et certains services publics du Québec.

Au fait de la réalité des Premières Nations

Christian Leblanc occupe depuis 1995 les fonctions de substitut du procureur général et de procureur aux poursuites pénales et criminelles tant dans les districts d'Abitibi et de Rouyn-Noranda qu'auprès de la Cour itinérante siégeant dans les communautés cries de la baie James et les villages inuits du Nunavik.

En 1998, Christian Leblanc a été le premier procureur québécois à s'établir à Kuujjuaq. Il a également été président de l'Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales du Québec de novembre 2006 à septembre 2013. Me Leblanc a aussi été membre du Comité permanent du Barreau sur les avocats et avocates de l'administration publique et parapublique de 2009 à 2015.

Mentionnons qu'il a siégé à de nombreux comités provinciaux dont les travaux portaient sur les services de justice en milieu autochtone.

Me Leblanc commencera ses fonctions de procureur en chef de la Commission d'enquête à compter du 30 janvier 2017. L'annonce de sa nomination a été faite vendredi par le commissaire Jacques Viens, juge à la retraite.

Un large mandat

La Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics a été annoncée par le gouvernement du Québec le 21 décembre dernier. Celle-ci ne se limitera pas à enquêter sur les services policiers: elle ratissera large et se penchera sur les relations entre les Autochtones et les services de protection de la jeunesse, la santé publique, la justice ainsi que les services correctionnels.

Cette enquête indépendante québécoise était réclamée par les Premières Nations depuis les dénonciations de femmes autochtones de Val-d'Or à l'émission Enquête, à l'automne 2015, où elles ont relaté les sévices physiques et sexuels qu'elles ont subis. La tension s'est accrue quand il a été révélé qu'aucun policier impliqué dans cette affaire n'allait faire l'objet d'accusations à la suite des plaintes d'agressions sexuelles déposées par certaines d'entre elles contre des policiers de la Sûreté du Québec (SQ).

Le rapport de la Commission est attendu d'ici le 30 novembre 2018, c'est-à-dire après les prochaines élections générales au Québec.

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