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CHSLD Harricana : témoignage de la dame qui a porté plainte au Protecteur du citoyen

Le rapport du Protecteur du citoyen concernant le Centre d'hébergement Harricana d'Amos a bouleversé de nombreuses personnes et soulevé de nombreuses questions. On y apprend entre autre que des résidents subissaient certaines formes de maltraitance. Une infirmière a été suspendue le temps d'une enquête indépendante. La personne qui est à l'origine de cette plainte a accepté de témoigner.

Avec les informations de Sandra Ataman

« C'était la routine du 4e comme on disait, tout le monde pareil, peu importe leur besoin », se souvient Nicole Parent, dont la sœur a séjourné au Centre d'hébergement Harricana. Elle y est morte en mars 2015, d'une pneumonie. « Quand ma sœur est décédée, ajoute Mme Parent, j'ai décidé que, de toute façon, je portais plainte au Protecteur du citoyen. Et ce qu'on m'avait fait à moi, je ne l'acceptais pas, et ce qu'on avait fait à ma sœur [non plus]. »

Elle explique que sa sœur, trisomique, a reçu de mauvais soins et de mauvais services. Nicole Parent affirme aussi avoir été témoin du sort accordé aux autres résidents. Et même comme curatrice, Nicole Parent ajoute qu'elle n'avait aucun mot à dire sur les traitements apportés à sa sœur. « On ne me demandait aucune information sur ma sœur, se rappelle-t-elle. On faisait ce qu'on voulait. Il y a des plans d'interventions qui ont été forcés, sans mon avis, sans ma présence et moi je m'opposais à pleins de choses là-dedans. »

Nicole Parent affirme avoir fait trois plaintes au commissaire aux plaintes du Centre d'hébergement Harricana. « La dernière plainte c'était, justement, lorsque ma sœur était retournée au 4e [étage]. Il n'y a avait absolument rien de changé. C'était 100 fois pire. On me connaissait et on m'attendait de pied ferme. Alors j'ai eu à me défendre, à me débattre, c'était moi la faiseuse de trouble », dénonce-t-elle.

Nicole Parent a confiance en la direction du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) qui a affirmé la semaine dernière qu'elle allait tout mettre en œuvre pour redresser la situation.

Le CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue a refusé d'accorder une entrevue et affirme que l'enquête indépendante suit son court.

Voici l'entrevue complète réalisée avec Mme Parent.

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