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CISSS-AT : deux pédopsychiatres démissionnent à cause d'une surcharge de travail

Radio-Canada a appris ce qui a entraîné le départ de deux des quatre pédopsychiatres de la région. Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) souhaitait leur retirer la transcription médicale, c'est donc dire qu'ils devraient rédiger eux-mêmes les différents rapports. Une situation qui aurait augmenté leur charge de travail.

Avec les informatins de Jean-Marc Belzile

La décision du CISSS-AT de retirer la transcription médicale aura eu un impact important au département de psychiatrie. À la suite de cette décision, trois pédopsychiatres ont pris la décision de quitter l'organisation : un à la fin du mois de septembre et deux autres à la fin du mois de novembre.

Selon nos informations, l'un des trois médecins est toutefois revenu sur sa décision après des discussions avec le CISSS-AT.

Dans une lettre interne dont nous avons obtenu copie, on apprend qu'un psychiatre a déjà diminué son volume d'activités en lien avec l'accès à la transcription médicale. Dans cette même lettre, le chef du département régional de psychiatrie estime que cette situation va mener à une diminution de l'offre de service d'au moins 75 %.

Pour la Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue, il s'agit d'une aberration. Le directeur général, Tommy Bédard, estime l'impact sera majeur pour ceux qui souhaitent obtenir un diagnostic du spectre de l'autisme. « C'est inacceptable de laisser partir des professionnels qui sont des personnes clés. Oui, il y a d'autres personnes dans le dossier, mais le pédopsychiatre, la signature est très significative dans le dossier », affirme-t-il.

Il a été impossible de savoir si le CISSS-AT est revenu sur sa décision puisqu'il a refusé notre demande d'entrevue. Le CISSS-AT confirme toutefois que la transcription médicale est un élément qu'il souhaite revoir dans son organisation.

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