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CISSS-AT et fermeture de lits en santé mentale : le SCFP dénonce une « attaque à la liberté d'expression »

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) dénonce une lettre du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) dans laquelle on reproche aux salariés de faire circuler une pétition, qui critique la fermeture de lits dans l'unité de santé mentale, au Centre hospitalier de La Sarre.

« Inconcevable », selon le SCFP

« Tous les employés du [CISSS-AT] ont reçu cette lettre-là. C'est une note de service de la direction des ressources humaines qui demande et qui exige aux employés de cesser toute participation à cette pétition-là. On trouvait inconcevable cette attaque-là à la liberté d'expression et c'est ce qu'on a dénoncé », explique Stéphane Lachance, conseiller syndical au SCFP.

D'autres syndicats dénoncent la lettre

Le Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec et la Fédération de la santé et des services sociaux joignent leur voix à celle du SCFP. Ils jugent démesurée la réaction de l'employeur.

« Je peux comprendre que ça ne leur plait pas, mais de tout de suite se revirer de bord et de sortir les gros canons, la loyauté envers l'employeur, c'est un peu excessif de leur part. On parle de loyauté envers l'employeur, mais il ne faut pas oublier que cette réforme là du ministre Barrette, il y a aussi une notion de loyauté envers les citoyens et envers les électeurs. En coupant des services, il faut s'attendre à ce que les gens réagissent », affirme le président du Conseil central, Giacomo Bouchard.

« La note est rédigée de façon dure »

Le président-directeur général du CISSS-AT, Jacques Boissonneault, concède que le ton utilisé dans cette lettre était un peu dur.

Il déplore toutefois la pression qu'utilisent certains employés du centre hospitalier de La Sarre pour faire signer cette pétition. « Je n'ai pas de problème à ce que les gens fassent du militantisme, je n'ai pas de problème à ce que les gens aient une opinion différente de la direction, dit-il. Mais pendant qu'on travaille... Il y a même des gens qui nous ont appelés... il y a des gens en consultation psychosociale qui se sont fait demander par les gens : "Tu aurais avantage à signer ça, parce qu'on va perdre nos services." »

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