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CISSS-AT : l'unité de psychiatrie demeurera ouverte en Abitibi-Ouest

L'unité de psychiatrie du Centre de santé et de services sociaux des Aurores-Boréales située à La Sarre, en Abitibi-Ouest, va finalement demeurer ouverte.

Avec les informations de Jean-Marc Belzile

Des modifications

Jacques Boissonneault, président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT), maintient toutefois que des modifications auront lieu au sein de l'unité afin d'optimiser les services.

Cette décision survient à la suite de rencontres avec plusieurs intervenants d'Abitibi-Ouest lundi et mardi avec des psychiatres, médecins de familles, travailleurs sociaux et infirmières.

Des erreurs de communication

Le PDG du CISSS-AT admet que son organisation a fait des erreurs de communications dans ce dossier. « On a essayé de faire deux choses en même temps : on essaie d'équilibrer un budget puis on essaie de faire des projets de transformation qui peuvent avoir une connotation budgétaire, mais aussi une connotation d'amélioration de services. Je vous dirais que lorsqu'on diffuse un projet, le libellé de ce projet doit être davantage global. Je vous dirais que s'il y a un apprentissage à faire là-dedans, c'est qu'il ne nous appartient pas au départ d'identifier une des finalités d'un projet lorsque celui-ci n'a pas encore été débattu », dit-il.

Le CISSS-AT avait annoncé, il y a quelques semaines, avoir l'intention de fermer des lits en santé mentale dans son centre de santé d'Abitibi-Ouest. Une levée de bouclier du milieu s'en était suivie. Élus et syndicats, notamment, avaient vivement critiqué le projet. Le CISSS-AT avait alors annoncé une tournée de consultation.

Le maire de La Sarre, Normand Houde est bien heureux de cette nouvelle. Il affirme que la MRC d'Abitibi-Ouest va demeurer aux aguets pour s'assurer que les modifications à venir n'affecteront pas le service à la population. « C'est une très bonne nouvelle, j'espère que dans l'avenir avant d'annoncer des fermetures que ça va être réfléchi comme il faut parce que pour nous autres c'était un gros besoin chez nous », indique-t-il.

Malgré cette annonce, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec dans la région affirme ne plus faire confiance au président-directeur général, Jacques Boissonneault. La manifestation prévue mardi prochain pour contester les modifications à venir à l'unité de santé mentale aura lieu comme prévu selon la vice-présidente des infirmières à la FIQ, Nancy Moore. « Vous nous apprenez la nouvelle parce que le CISSS-AT n'a pas considéré nous informer, mentionne-t-elle. Des fois, ils disent quelque chose une journée et le lendemain le contraire. Alors, pour nous, le lien de confiance est ébranlé de notre côté. Il reste des détails à clarifier avec eux alors tant et aussi longtemps qu'on n'aura pas de confirmation écrite ou une rencontre avec la direction, on va maintenir notre plan d'action. »

 

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