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Commission Écoute, réconciliation et progrès : « un processus obligatoire pour guérir »

La cérémonie d'ouverture de la Commission d'enquête « Écoute, réconciliation et progrès » était teintée d'émotion, lundi matin, à Val-d'Or, en Abitibi-Témiscamingue.

Dans le but d'en venir à la guérison réclamée par les Premières Nations grâce à cette enquête provinciale, les représentants de la Commission et différents membres des communautés autochtones étaient symboliquement réunis en cercle devant le public pour la cérémonie d’ouverture, qui s’est déroulée dans le respect et l’égalité.

Le cercle, figure importante qui rappelle les structures sociales des communautés autochtones, marquait lundi cet esprit de continuité et cette volonté de guérison.

«  Il y a aussi cet équilibre qu’il faut rétablir  », explique Maïtée Labrecque-Saganash, militante crie et représentante du Conseil Jeunesse de Femmes Autochtones du Québec.

Se respecter malgré les différencesUn discours sur le respect d’autrui, l’égalité et la compréhension, présenté par un ancien travailleur du Centre d’amitié autochtone de Ne Chee à Kenora en Ontario, Philip Gliddy, a fait l’objet d’une bonne partie de la cérémonie.Très ému par la tenue de cette commission, il a souligné l’importance de l'écoute qui doit être portée envers les Premières Nations.

La place des femmes

Ce sont toutefois les femmes qui étaient au cœur de cette ouverture. Vues comme étant « la prémisse » de tout ce processus d’enquête, « les femmes ont probablement une forte présence dans la cérémonie d'ouverture puisque c'est elles qu’il faut guérir et (à elles qu’on doit) rendre justice », estime Maïtée Labrecque-Saganash.Avant de prendre la parole, le juge Jacques Viens a pris la peine de demander si la cérémonie était totalement terminée.Il a remercié les membres de la commission et les témoins présents dans la salle.Pour visionner en direct la Commission Écoute, réconciliation et progrès, cliquez sur ce lien.

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