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Commission Viens : « Il faut repérer les psychopathes, les racistes et les dangereux », dit Serge Bouchard

L'anthropologue Serge Bouchard a terminé son témoignage devant la Commission Écoute, progrès et réconciliation à Val-d'Or mardi matin. Il a partagé son expérience de formateur auprès de policiers de la Sûreté du Québec, qu'il a exercé pendant près de douze ans.

Avec les informations d’Émélie Rivard-Boudreau

L'anthropologue croit que lutter contre l'ignorance par l'éducation populaire peut permettre d'éviter la haine.D'ailleurs, il a raconté que la Sûreté du Québec a commencé à former ses agents après qu'ils aient été confrontés à des crises sur les communautés autochtones.Serge Bouchard a commencé à donner des formations aux policiers de la SQ en 1980, au lendemain de la crise du saumon de Restigouche.L'anthropologue a raconté qu’elles ont duré pendant environ six ans et qu'après on les avait cessés jusqu'aux événements de la Crise d'Oka en 1990, moment où la SQ avait requis à nouveau ses services pour un autre cycle d'environ six ans.

Malgré qu'elle donne des formations, l'anthropologue considère que la police doit mieux repérer les lacunes dès l'embauche de ses agents, car ces personnes influencent les autres et qu'elles ne sont pas réceptives à la sensibilisation.« Un méchant, c'est un méchant », a-t-il affirmé. Serge Bouchard croit néanmoins que ce type de personne représente l'exception, mais que même les formations ne pouvaient pas les changer.« Il faut repérer à l’embauche les psychopathes, les racistes, et les dangereux et les méchants. C’est le dernier rempart. Si le policier est méchant, ça ne marche pas. Ça ne marche plus. Or, on est un peu léger là-dessus. Au recrutement et à la formation, il faudrait mieux détecter en situations interculturelles, en situations « intergenres », en situation entre classes sociales. Ça prend des policiers et policières impeccables », soutient-il.

Se nourrir de l’HistoireCependant, mieux connaître l'histoire des Premières Nations est un besoin pour tout le monde considère Serge Bouchard, comme le personnel médical, les enseignants et les journalistes.Il a terminé son témoignage sur la question en disant qu'il était en quelque sorte testamentaire.L’anthropologue passe maintenant le flambeau à d'autres porte-parole des Premières Nations ou à de plus jeunes chercheurs qui s'intéressent maintenant à la question.

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