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Commission Viens : « Il y a un fossé entre celui qui donne les services et celui qui les reçoit », dit Ghislain Picard

Après avoir réclamé une enquête provinciale sur la relation entre les communautés autochtones et les services publics québécois pendant des mois, c'était du Grand chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, de témoigner à la Commission Viens ce mardi à Val-d'Or.

Avant son entrée à la Commission, le chef Ghislain Picard a souligné l’importance que le gouvernement prenne au sérieux les recommandations qui seront émises à la fin du processus d’enquête. « Et surtout, qu’elles soient mises en application », a-t-il souligné.

Chronologie des événements

Lors de son allocution, M. Picard a pris le temps de faire un retour dans le temps pour élaborer la chronologie des faits et des événements qui se sont produits depuis la diffusion du reportage de l’émission Enquête en octobre 2015.

Il a d’ailleurs souligné la difficulté du gouvernement libéral à reconnaître la nécessité et le besoin d’élaborer une commission d’enquête provinciale, en marge de la commission d’enquête fédérale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées. Québec avait finalement annoncé en décembre 2016 la création d’une commission provinciale sur les relations entre les autochtones et certains services publics.En citant l’exemple d’une situation vécue par une femme autochtone dans un service d’urgence, il a tenu à souligner cette difficulté vécue par les Premières Nations au sein des services publics provinciaux.

« Il y a un fossé entre celui qui est appelé à donner les services et celui qui les reçoit », dit Ghislain Picard

La vérité telle que rapportée

« Soyez assuré que malgré la somme des frustrations accumulées pendant plus d’un an, aujourd’hui je m’engage à contribuer à l’avancement de vos travaux sans négliger l’importance des situations qui nous sont rapportées », a dit M. Picard au juge Viens.

Le juge Jacques Viens a remercié le chef de l’APNQL en spécifiant que les recommandations qui allaient être émises dépendaient largement des témoignages et des propos apportés en commission.

« De notre côté on est très conscients que ce n’est pas nécessairement facile », a-t-il réitéré, tout en soulignant qu’il invite fortement les gens à prendre part aux travaux pour approfondir aux conclusions.La Commission reprendra ses travaux à 13h30.Verna Polson, chef du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg et David Kistabish, chef de la Première Nation Abitibiwinni à Pikogan

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