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Commission Viens : la notion de droit autochtone décortiquée

Les audiences de la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec ont repris ce matin à Val-d'Or. La directrice de l'Unité de recherche en droit autochtone de l'Université de Victoria, Val Napoleon, et la professeure à la Faculté de droit de l'Université de l'Alberta, Hadley Friedland, ont été entendues.

Avec informations de Thomas Deshaies

La professeure Hadley Friedland a amorcé son témoignage en déboulonnant des mythes concernant l'organisation des sociétés autochtones avant la colonisation. Selon elle, on croit à tort que les communautés autochtones n'avaient aucune loi et qu'ils vivaient dans une forme d'anarchie.

Au contraire, il y avait plutôt des modes de gouvernance bien établis et un cadre de gestion de conflits, et ce, bien avant l'arrivée des Européens au Canada. Il s'agissait d'ailleurs de lois établies de manière collaborative.

Hadley Firedland déplore que le droit autochtone ait été marginalisé par les autorités canadiennes. Il faut, selon elle, faire un effort pour en arriver à une relation plus respectueuse entre les communautés juridiques et réintégrer le droit autochtone.

La professeure Val Napoleon a quant à elle insisté sur les dommages occasionnés par cette non-reconnaissance des lois autochtones sur les membres des Premières Nations.

Cet après-midi, les professeures proposeront des solutions pour valoriser le droit autochtone, notamment dans une perspective de réconciliation.

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