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Commission Viens : la SQ admet que les relations entre policiers et Autochtones ne sont pas toujours faciles

Le responsable du bureau des affaires autochtones de la Sûreté du Québec (SQ), Patrick Marchand, a témoigné, mardi matin à la Commission sur les relations entre les autochtones et certains services publics au Québec.

Le capitaine Patrick Marchand a admis que les relations entre la Sûreté du Québec et les Autochtones n'ont pas toujours été faciles.

Il a cependant voulu démontrer comment son organisation s'est ajustée, au fil des années, pour améliorer ces relations.Depuis 1983, une formation de sensibilisation aux réalités autochtones est offerte aux policiers.À l'époque, elle était donnée une fois par année. Jusqu'à il y a deux ans, elle était offerte deux fois l'an, mais maintenant, elle est offerte près de neuf fois. Des agents de liaison autochtones ont aussi été embauchés. Il y en a présentement 10 dans la province.Il a aussi mentionné que le Bureau des affaires autochtones de la SQ était justement né, en avril 2016, au lendemain de la crise provoquée par la diffusion du reportage d'Enquête, dans lesquel des femmes autochtones révélaient avoir été victimes de mauvais traitements de la part de policiers à Val-d'Or.Il a fait une présentation de l'organisation interne de la Sureté du Québec en matière de relations autochtones.

Comprendre la cultureSelon Patrick Marchand, la compréhension de certains éléments culturels peut jouer un rôle capital dans le succès des interventions dans les communautés autochtones.

M. Marchand a notamment cité en exemple des arrestations impliquant des policiers et certains groupes autochtones.

Il explique que des policiers avaient procédé au démantèlement d’un tipi lors d’un blocus, ce qui a avait choqué les gens de la communauté.« Ce n'est pas l'arrestation qui avait choqué la communauté, c'est de la façon dont on avait défait le tipi. Un an plus tard dans une communauté algonquienne de l'Outaouais, même chose, même blocus. Cette fois-ci, on avait acquis une connaissance et une sensibilité culturelle et on a dit à la communauté qu'on venait procéder à leur arrestation s'ils persistaient, mais on leur a demandé combien de temps ils avaient besoin pour défaire le tipi de façon traditionnelle en fonction de leur rituel. Cela a complètement changé la dynamique de l'intervention », a expliqué le capitaine Marchand.

Recrutement de policiers autochtonesQuestionné au sujet du nombre d'employés autochtones au sein de la SQ, le capitaine Patrick Marchand souligne qu'il y en a très peu.Il soutient que le recrutement autochtone serait souhaitable, mais qu'il est difficile.

Pas de questions sur Val-d'Or

D'ailleurs, le juge Jacques Viens, qui préside la commission, et le procureur aujourd'hui, Paul Crépeau, n'ont posé aucune question sur les événements de Val-d'Or au capitaine Patrick Marchand.Par contre, l'avocat représentant l'Association des policières et policiers du Québec, Me François-Michaël Verrette, a tenté d'obtenir plus de précisions sur ce qu'entendait la SQ sur les « événements de Val-d'Or ».On lui a clairement répondu qu'à cette étape de la commission, on dresse un portrait général des services. Les questions sur des événements spécifiques seront posées plus tard dans le processus d'enquête.C'est une information qu'a tenu à préciser d'entrée de jeu ce matin, le procureur Me Christian Leblanc.

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