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Commission Viens : malgré sa prospérité, la nation huronne-wendate peine à obtenir de l'aide provinciale

La nation huronne-wendate poursuit son combat pour actualiser le Traité Huron-britannique de 1760 auprès des gouvernements. Le grand chef de la nation, Konrad Sioui, a parlé de cette conquête devant la Commission Écoute, réconciliation et progrès, ce matin, à Val-d'Or. Il a démontré comment la communauté de Wendake, en périphérie de Québec, a réussi à devenir prospère, mais qu'elle peine, malgré tout, à obtenir des fonds publics du gouvernement provincial.

Avec les informations d'Émélie Rivard-Boudreau

Le grand chef, Konrad Sioui, tenait à s'exprimer devant la commission. « On y tient, on y croit, on n'a plus besoin des anthropologues pour dire qui nous sommes », a dit le chef.

En se référant au jugement de la Cour suprême du Canada en 1990, qui reconnaissait que le Traité Huron-Britannique de 1760 était toujours en vigueur, Konrad Sioui tenait à dire au président de la commission, Jacques Viens, qu'il était faux de croire que la Convention de la Baie-James était le seul traité juridiquement valide avec une Première Nation au Québec. La nation est toujours en négociation avec le gouvernement fédéral d'ailleurs pour l'actualiser.

Konrad Sioui s'est aussi dit attristé que plusieurs Premières Nations du Québec soient conflit pour des raisons territoriales. Il croit que le gouvernement doit rapidement intervenir sur la question.

Il fait aussi appel aux autres nations à adopter une attitude pour favoriser la cohabitation avec le reste de la société québécoise.

Néanmoins, les questions territoriales n'empêchent pas Wendake, la seule communauté huronne-wendate, à créer beaucoup d'activités économiques sur sa petite communauté de quatre kilomètres carrés. Sa petite superficie et sa richesse économique est entre autres ce qui la distingue de plusieurs communautés autochtones du Québec.

Malgré sa prospérité économique Wendake peine comme toutes les autres à obtenir des services publics du provincial, entre autres, dans le domaine de la santé.

La présidente de l'Association des femmes inuites a aussi témoigné. Annie Baron a raconté à la Commission comment les employés des services publics particulièrement dans les services de santé et des services sociaux sont perçus par les Inuits.

« De temps en temps, je voyais un blanc du Sud qui venait au Nord, qui essayait d'apprendre la langue, qui essayait de s'intégrer avec le peuple, mais ce n'est pas tout le monde qui est comme ça. Les travailleurs se croient supérieurs aux Inuits, ils se moquent d'eux. Les travailleurs viennent dans le nord pour eux-mêmes, puis ils repartent », a-t-elle déclaré.

Le grand chef du Conseil des Mohawks de Kahnawake, Joseph Tokwiro Norton, était le premier témoin devant la nation mohawk à parler de la commission. Il a fait valoir que sa nation adoptait ses propres lois et qu'il refusait que les gouvernements du Québec et du Canada imposent leurs structures sur son territoire.

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