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Commission Viens : relations toujours difficiles entre policiers et autochtones

Les relations difficiles entre policiers et autochtones ont été au coeur des audiences de la Commission Viens, à Val-d'Or, jeudi. Juliette Lisbeth-Jerôme, de Lac-Simon, et Marie-Esther Penosway, de Kitcisakik, sont venues raconter comment elles ont perdu confiance envers les policiers.

Avec les informations de Marc-Olivier Thibault

Juliette Lisbeth-Jerôme a raconté une agression qu'elle dit avoir subie en septembre 2016, alors que deux personnes à bord d'une voiture l'auraient aspergée de poivre de Cayenne.

Transportée au centre hospitalier, elle aurait fait sa déclaration aux policiers, mais elle soutient ne jamais avoir été prise au sérieux et n'avoir reçu aucun suivi de l'enquête.

Juliette Lisbeth-Jerôme dit d'ailleurs toujours être victime d'intimidation de la part de ces personnes.

« Dernièrement, je l'ai vu au IGA, il m'a dit "ah j'vais aller chercher le poivre de Cayenne" et tu sais, c'est comme une menace encore. Ça n'arrête pas. J'ai peur de demander aux policiers de collaborer, parce qu'ils ne m'aident pas, ils ne me croient pas », témoigne-t-elle.

Intimidation?

Le deuxième témoin à se présenter à la Commission, Marie-Esther Penosway, a raconté avoir été victime, elle aussi, de ce qu'elle a qualifié d'intimidation de la part des policiers.

Elle a fait référence à un événement où elle a fait appel aux policiers pour un incident avec son neveu à la maison.

« La madame m'a demandé ma date de naissance. Elle est revenue et m'a dit "avec votre date de naissance madame, vous avez un mandat d'arrestation." J'ai dit pourquoi? Et je n'ai jamais eu de réponse », raconte-t-elle.

Marie-Esther Penosway affirme n'avoir jamais été arrêtée et n'avoir eu aucun support lors de l'incident avec son neveu.

Les deux femmes espèrent que leurs témoignages serviront à améliorer le climat entre policiers et autochtones.

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