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Coupons-rabais : des commerçants de Rouyn-Noranda s'estiment floués

Des commerçants de Rouyn-Noranda affirment avoir vécu une mésaventure avec une entreprise à la suite d'une mésentente publicitaire. Ils ont participé à une campagne promotionnelle qui se serait avérée plus coûteuse que prévu. L'entreprise derrière le projet affirme de son côté que tous les commerçants étaient au courant des détails de l'entente.

Un reportage de Boualem Hadjouti

Francine Grenier du restaurant L'entre 2 des Promenades du cuivre ne digère pas ce qui lui serait arrivé depuis qu'elle a croisé des représentants de Publi-Découverte. Elle a accepté de participer à une campagne promotionnelle aux coupons-rabais et dit s'être engagée à offrir des rabais de 5 $ après six consommations.

Des coupons sont imprimés sur un certificat vendu à 70 $, avec les offres d'autres entreprises.

En juillet, elle est surprise de voir que les premiers clients exigeaient des rabais dès la première consommation.

« Ça n'a pas d'allure, ce n'est pas ce qu'on avait conclu, dit-elle. On s'est dit on va le respecter les premiers temps, on va juste offrir le menu du jour qu'on offre, à un moment donné c'est épouvantable, c'est tout le monde qui se présente avec une carte. »

Mélanie Girard de La Muse Gueule dit avoir signé une entente pour 200 coupons et non pas pour 1000 comme elle l'a découvert par la suite. Elle a tenté d'obtenir une copie de son contrat auprès du promoteur, mais en vain. « Ça peut mettre l'entreprise en péril [...] Je ne peux pas respecter cette entente-là », se désole-t-elle.

Le directeur des ventes de Publi-Découverte, Guillaume Bonin, réfute les dires des commerçants. Il affirme qu'ils étaient au courant des détails du contrat qu'ils avaient signé, notamment les 1000 copies de coupons-rabais.

Pour le moment, nos demandes pour obtenir les contrats de ces entreprises en questions ont été vaines.

D'après Benjamin Lehaire, professeur en droit des affaires à l'Université TELUQ, la loi n'oblige pas les entreprises à signer un contrat dans ce genre de situation, bien qu'il soit préférable de le faire. « Le contrat c'est le véhicule à utiliser en droit pour faire des affaires, c'est la seule garantie qu'on a de pouvoir démontrer qu'elles sont nos obligations et nos droits vis-à-vis de nos contractants, oui c'est incontournable sinon c'est extrêmement dangereux », souligne-t-il.

D'autres commerçants que nous avons contactés affirment qu'ils continueront à offrir les rabais.

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