Retour

Cours d'économie au secondaire : des enseignants inquiets

Les organisations syndicales représentant les enseignants demandent un moratoire sur l'implantation du nouveau cours d'éducation financière dès la rentrée scolaire 2017. L'Association provinciale des enseignantes du Québec (APEQ-QPAT), la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) et la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) dénoncent ce qu'elles qualifient d'imposition précipitée du cours d'éducation financière.

Le président du Syndicat de l'enseignement de l'Ungava et l'Abitibi-Témiscamingue (SEUAT), Luc Gravel, affirme qu'il n'est pas contre ce cours, mais que le problème est le non-respect des étapes qui permettent l'implantation d'un nouveau cours.

La problématique est vraiment au moment où l'annonce a été faite. On est déjà en train d’organiser les années scolaires, la rentrée pour septembre prochain, et là on nous arrive avec un nouveau cours comme celui-là et ça place les enseignants qui vont devoir les enseigner dans une situation pas très confortable.

Luc Gravel

Luc Gravel mentionne que l'aspect légal n’a pas été respecté. Selon lui, la procédure légale exige une consultation formelle des enseignants d'une durée de 45 jours, ce qui n'est pas le cas actuellement.Par ailleurs, il estime que les régions sont encore plus touchées que les grands centres.« C'est justement qu'on a de petites commissions scolaires. Il faut comprendre, ici, que ceux qui vont avoir à enseigner ces matières-là se retrouvent dans ce qu'on appelle le champ 17, essentiellement, les sciences sociales. Ces gens-là ont à dispenser les cours en géographie, histoire, monde contemporain et on va leur ajouter éducation financière », explique-t-il.

Plus d'articles

Commentaires