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Crise à Val-d'Or : le maire veut apaiser les tensions

Le maire de Val-d'Or veut calmer les tensions que connaît la ville depuis une semaine. C'est ce qu'il a affirmé après avoir présidé une importante rencontre avec des leaders politiques et économiques ainsi que des représentants du monde de l'éducation et des services sociaux.

Le reportage de l'émission Enquête sur les agressions alléguées d'agents de la SQ contre des femmes autochtones a provoqué bien des bouleversements à Val-d'Or, et le maire tente d'apaiser la situation. « Ce qui a été observé au cours des derniers jours dans chacune de nos entités, c'est que les gens, dans la situation, ont développé une attitude de solidarité pour faire face à cette situation-là », a noté le maire.

Pierre Corbeil n'a pas voulu faire de commentaire à propos de l'annulation en décembre du tournoi de hockey annuel des Cris, une source de revenus importante pour les commerçants de la ville.

La mise en place d'un groupe de travail élargi, incluant des Algonquins et des Cris, fait également partie des décisions prises durant la rencontre. La première réunion pourrait avoir lieu d'ici deux semaines.

Une quinzaine d'intervenants présents portaient un carré brun, symbole de la campagne Moose Hide Campaign, qui fait la promotion de la non-violence envers les femmes et les enfants autochtones.

Le monde de l'éducation

Les représentants du monde de l'éducation qui ont participé à la rencontre avaient plusieurs questions, a noté le maire Pierre Corbeil. À l'école anglophone Golden Valley, de Val-d'Or, 55% des élèves sont autochtones. L'affaire a interpelé les parents et les enseignants, mais n'a pas perturbé les activités de l'école.

Même son de cloche au Cégep et à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, indique le directeur, Vincent Rousson. « En fait, les étudiants ont été choqués, avaient plusieurs questions, mais les services qu'on avait mis en place ont répondu aux besoins, autant vendredi dernier que dans cette semaine-ci », dit-il.

Le premier ministre se prononce sur la question du racisme

Par ailleurs, interpellé sur la question du racisme dans la foulée de la crise qui sévit à Val-d'Or, le premier ministre Philippe Couillard a dit que le Québec devait parler de cette question de société de manière ouverte. M. Couillard a affirmé qu'il s'agissait d'un enjeu qui ne concernait pas exclusivement les policiers, mais aussi les communautés autochtones et non autochtones.

Le premier ministre a aussi mentionné que le racisme pourrait être abordé dans le cadre de la commission parlementaire sur les conditions de vie des femmes autochtones relativement aux agressions sexuelles et la violence conjugale.

« Il y a une commission parlementaire actuellement qui a le mandat d'initiative sur cette question des femmes autochtones. On peut certainement penser à y joindre cette question », a fait savoir Philippe Couillard.

« Mais ce que je voudrais qu'on fasse également la semaine prochaine, c'est qu'on fasse le point sur les interventions qui sont du domaine de juridiction de notre gouvernement, par exemple l'hébergement pour les personnes sans-abri ou, par exemple, les [ressources] pour les femmes victimes de violence conjugale, pour qu'on s'assure que tout est en place pour garder les gens en sécurité et rétablir un meilleur climat dans la communauté. C'est ce qu'on va faire la semaine prochaine », a-t-il ajouté.

Avec les informations de Claude Bouchard et Émélie Rivard-Boudreau

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