La saison qui s'est mise en branle le 21 septembre dernier termine cette fin de semaine. Le calendrier régulier sera bientôt du passé pour toutes les équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et l'ordre des équipes au classement général déterminera les affrontements de la première ronde des séries éliminatoires qui débute le 22 mars prochain.

Une chronique de Jean Marc Robichaud

Au cours d'une saison, la lutte au classement est incessante. Que ce soit pour gagner une participation aux séries, un meilleur rang, l'avantage de la glace, la tête de section, le carré d'as ou la finale pour l'obtention de la Coupe du Président, l'enjeu est réel quelle que soit la position convoitée.

C'est ce qui fait qu'on aborde chaque nouvelle saison en fonction de différentes logiques, notamment celle du cycle junior. On le dit quadriennal, bien qu'il soit variable en durée. C'est un des aspects qui, par son caractère, dynamise l'ensemble du classement d'une année à l'autre.

On le sait, différentes réalités traversent une saison de hockey de la LHJMQ. C'est pourquoi le classement reste l'échelle à partir de laquelle chacun jugera de l'évolution de sa marche.

Avec la fin de la saison arrive l'heure de vérité.

Prévisions automnales

Mais ce n'est pas tout! Avec le printemps arrive un petit exercice de mémoire. Souvenons-nous de ces prédictions émises en septembre.

Une fois l'an, experts et observateurs sortent boules de cristal et cartes de tarot. En septembre, « quand l'été remet ses souliers », leurs prévisions mettent la table au calendrier automnal et on les dévore devant la hâte des premières parties.

Mais, est-ce bien fiable que cette vision de la saison à venir? Voyons voir.

Bilan printanier

Une des premières observations automnales concernait l'absence de suprématie qu'on pensait prévaloir cette année. Et on a vu juste! Naguère, une équipe pouvait s'installer au pinacle du début à la fin en plus de gagner toutes ses séries et la Coupe du Président. Mais, cette saison, niet!

Jusqu'à Noël, les trois positions de tête se sont partagées entre Québec et Rimouski (Est); Rouyn et Blainville (Ouest); Moncton, Halifax et Bathurst (Maritimes). Tout ça en vertu d'une parité remarquable qui a d'ailleurs animé l'ensemble du classement général cette saison.

Il n'y a pas meilleure illustration de cette fameuse parité toujours en cours. Avec seulement deux matchs à jouer au calendrier régulier, la victoire ou la défaite peut encore faire une différence.

Au sommet

Dès septembre, Blainville, Bathurst et Victoriaville étaient ces équipes pressenties pour dominer leurs divisions. Si elles se sont toutes imposées, ce n'est cependant pas allé de soi.

L'Armada ne délogeait les Huskies qu'en début décembre, le Titan ne refoulait les Mooseheads que tout récemment et les Tigres de Victoriaville n'ont jamais mené dans l'Est. Partis d'une douzième position avant les Fêtes, la formation des Bois-Francs n'a jamais pu rattraper l'Océanic de Rimouski, en tête depuis janvier.

Ah! Parité, quand tu nous tiens! Adieu... domination!

Surprise, sur prises

Bien qu'on prévoyait l'ascension de quelques jeunes formations, certaines ont un peu brouillé les prévisions cette année. De manières différentes.

Rimouski (16e), Halifax (15e) et Drummondville (12e), ces trois équipes issues du dernier tiers (2016-2017) occupent cette année respectivement les 3e, 4e et 5e rangs au classement général.

Y voir les Mooseheads n'est pas une surprise. Selon la logique des prévisions, l'Océanic devait se battre pour une position de mi-classement et espérer avoir l'avantage de la patinoire en séries. Quant au sort des Votigeurs de Drummondville, on les plaçait devant les Foreurs de Val-d'Or, seizième en ce moment.

À l'inverse, le Drakkar de Baie-Comeau, qui devait dominer, se retrouve au 13e rang dans la portion inférieure. Et Charlottetown, perçu bon dernier, se retrouve en tout milieu de peloton au 9e échelon.

Et que dire des Cataractes de Shawinigan qui n'ont eu d'autre choix que d'entamer à Noël une vraie reconstruction. Pourtant, on les voyait dans la portion supérieure avec les meneurs... et ils sont finalement exclus des séries.

C'est dire toute la subtilité des aléas du cycle junior.

Équinoxe, équinoxe

D'un équinoxe à l'autre, la prévision ne sera toujours qu'un jeu. Car, comme le disait un des grands du baseball :

Toutefois, pour quiconque la saison prendra fin samedi, il y aura toujours le golf.

Bon début de séries à tous!

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