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De plus en plus de ressources pour contrer l'itinérance à Val-d'Or

À Val-d'Or, de nouvelles stratégies pour aider les personnes qui se retrouvent en itinérance chronique ont été adoptées depuis la dernière année. Une quarantaine de personnes vivent cette situation à Val-d'Or. Ce matin, le comité de pilotage du plan d'action en itinérance a fait le bilan sur ses interventions au cours de la dernière année.

Avec les informations d'Émélie Rivard-Boudreau

Parmi ces réalisations, on retrouve l'ouverture Chez Willy par le Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, qui a été fréquenté par 448 personnes entre octobre 2015 et mars 2016.

L'intervenante de proximité en rupture sociale au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT), Linda L'Italien, explique qu'un meilleur travail d'équipe s'effectue entre les intervenants en relation d'aide du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, de La Piaule et du CISSS-AT.

« Ce qui nous aide beaucoup, c'est la rencontre clinique hebdomadaire, observe-t-elle. Ce qu'on fait, c'est qu'à chaque semaine, on prend deux heures pour se rencontrer, tous les travailleurs de proximité, de tous les milieux, dans tous les organismes de proximité, et on travaille sur les cas les plus difficiles, les personnes les plus vulnérables, les plus lourdement atteintes de problématiques pour trouver des solutions, focusser sur les mêmes objectifs pour les faire avancer. Ça, ça a changé beaucoup de choses. »

Le président de La Piaule de Val-d'Or, Stéphane Grenier, confirme que les personnes en situation d'itinérance chronique reçoivent plus de services. Il mentionne cependant que plusieurs centaines de personnes vivent des épisodes d'itinérance ponctuelle ou cyclique.

« C'est une clientèle qui ne faut pas oublier. Mon rôle, en tant que président du Conseil d'administration de La Piaule de Val-d'Or, c'est de rappeler aux gens, à tous les citoyens et les citoyennes, que l'itinérance, ça peut frapper tout le monde. Ça ne frappe pas juste ces quarante individus-là qui sont plus chroniques dans la rue. Ça peut frapper votre beau-frère, votre belle-soeur, ça peut frapper un ami, bref, ce sont des gens [dont on s'occupe] à La Piaule. On prend toutes les personnes qui arrivent, peu importe leur situation, s'ils ont besoin d'hébergement, s'ils ont besoin d'aide, on les prend dès qu'ils arrivent », dit-il.

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