La saison 2016 du Wapikoni mobile est commencée. Le studio ambulant qui touche en moyenne 300 jeunes par année a amorcé sa saison dans la communauté Atikamekw de Wemotaci, près de La Tuque, en Mauricie. 

Avec les informations de Josée Hardy-Paré

En tout, ce sont 10 communautés du Québec qui recevront ces ateliers d'ici septembre. Une escale au Panama, auprès des nations Kuna et Embera, aura lieu du 20 juin au 4 juillet, en partenariat avec la Chaîne Unesco-McGill, Dialogues pour la durabilité.

À ses débuts, en 2004, le Wapikoni arpentait 5 communautés et aujourd'hui, il a visité 30 communautés partout au Canada, incluant le Québec ainsi que 17 en Amérique du Sud , réparties au Panama, au Chili, en Bolivie et au Pérou.

Par ce projet, on veut donner une voix à ces jeunes Autochones qui vivent dans des conditions parfois difficiles. Ils se font tout d'abord entendre dans leur communauté, mais c'est également un moyen de transmission du savoir précieux. « Souvent, les aînés en profitent pour passer des connaissances qui, autrement, se perdraient. Souvent, ce sont les petits-fils qui tournent ou les petites-filles.

Après ça sort des communautés dans le lancement annuel du Wapikoni mobile cadre du Festival du nouveau cinéma, et ça commence un parcours dans à peu près 200 événements publics à travers le monde par année. Maintenant, ils ont réalisé 900 films. C'est autant de voix qui contribuent à les rendre visibles, à leur donner de la fierté identitaire, à combattre le racisme, et ultimement, à combattre le suicide », explique Manon Barbeau, cinéaste, cofondatrice et directrice générale du Wapikoni mobile.

Histoires à succès en Abitibi-Témiscamingue

Le Wapikoni, lors de ses débuts, s'est notamment arrêté à Lac Simon, à Pikogan et à Kitcisakik. Lors de leur première escale à Pikogan, il y avait d'ailleurs Samian, qui a profité de l'occasion pour réaliser son premier vidéoclip. 

On compte également l'histoire de Kevin Papatie, de Kitcisakik. Son film Wabak, réalisé en 2006, a remporté le prix du meilleur film expérimental au Winnipeg Aboriginal Film Festival 2007 et le prix Jeune espoir « Mainfilm » au Festival Présence autochtone 2007.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine