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Demandes de subventions : dernier droit pour les organismes culturels de la région

La fin du mois de janvier est un moment de l'année fort occupé pour les organismes culturels de la région. La plupart d'entre eux sont présentement accaparés par les demandes de financement qui doivent être déposées d'ici mercredi. S'il est obtenu, ce financement pourraient les soutenir pendant les quatre prochaines années.

Mais pour certains d'entre eux, comme les centres d'exposition - exception faite de Rouyn-Noranda -, les règles du jeu ont changé et il y a de l'inquiétude. Le directeur des productions du Petit Théâtre du Vieux Noranda (PTVN), Jean-Philippe Rioux-Blanchette, finalise sa demande de subvention de soutien à la mission.Il indique que son organisme ne jouit présentement pas de cette subvention attribuée sur quatre ans. Ce financement plus stable faciliterait la planification, selon celui qui doit répéter les demandes de subventions par projet.« À la mission, à la place de demander des lettres d'intention [aux partenaires], on signerait des contrats. On passerait directement à l'action. [...] Les règles du jeu viennent de changer un peu et tout le monde est un peu sur la sellette pour savoir s'ils vont être financés ou non. Il y a des nouveaux joueurs qui rentrent en jeu et qui se demandent s'ils vont finalement être financés pour une première fois », explique-t-il.Il ajoute que le Petit Théâtre pourrait être parmi les gagnants de la redistribution des cartes, puisque peu de joueurs de la province portent comme lui à la fois le chapeau de producteur et de diffuseur.Spécificité régionalesLa directrice du Centre d'exposition de Val-d'Or, Carmelle Adam, voit les choses d'un autre oeil. Alors qu'elle comptait sur un financement relativement stable du ministère de la Culture depuis 1983, elle a dû se familiariser rapidement avec le formulaire du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), dévoilé seulement en novembre.

Et là, avec cette nouvelle façon, c'est quand même un jury de pairs qui va octroyer notre soutien. Donc le côté d'« historicité », si on veut, n'est pas nécessairement un gage d'octroi.

Carmelle Adam, directrice, Centre d'exposition de Val-d'Or

Elle espère que les spécificités régionales sauront être prises en compte. Un avis d'ailleurs partagé par la directrice du Conseil de la culture de l'Abitibi-Témiscamingue, Madeleine Perron.

« [Il faut] que les critères qui tiennent compte de nos particularités ou encore que sur les jurys de pairs, on ait la présence de personnes qui connaissent bien les réalités de notre région », estime-t-elle.Les résultats des demandes de subvention seront connus en juillet.

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