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Démission de pédopsychiatres : « À peu près partout au Québec, la transcription médicale, ça n'existe pas », dit le CISSS-AT

Dans le dossier des deux pédopsychiatres démissionnaires, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) explique que la transcription médicale n'existe presque nulle part au Québec et c'est pourquoi il a pris la décision de l'abolir.

D’après une entrevue d’Annie-Claude LuneauLe CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue va cependant maintenir le service pour les cas les plus complexes, par exemple les rapports en protection de la jeunesse, qui demandent plus de temps.Le directeur adjoint aux affaires médicales à la direction des services professionnels et de l'enseignement universitaire, Gérard D. Boulanger, ne croit pas que cette décision aura des impacts sur l'accessibilité aux soins.

« On s'attend à ce qu'ils voient sensiblement le même nombre de cas pour le futur, mais on est aussi en démarche avec eux, on travaille avec le chef de département, avec les pédopsychiatres concernés [notamment pour] qu'est-ce qu'on peut leur offrir comme support. Mais si on regarde partout ailleurs au Québec, la transcription médicale pour les médecins spécialistes, ça n'existe à peu près plus », soutient Gérard D. Boulanger.

Travail de recrutementM. Boulanger ajoute que les deux pédopsychiatres qui ont choisi de quitter leur poste cet automne ne venaient que 12 jours par année dans la région.Dans le plan régional d'effectifs médicaux, la région a droit à trois pédopsychiatres et le CISSS travaille actuellement sur le recrutement. « Ils occupaient un poste à eux deux, donc ça libère ce poste-là. Nous on est en processus de recrutement de façon continue en spécialité, en psychiatrie en général et particulièrement en pédopsychiatrie. Ce que je peux vous dire, c'est que partout au Québec, on est en pénurie dans ce domaine-là, autant en psychiatrie qu'en pédopsychiatrie », affirme-t-il.

Rappelons que la Fédération des médecins spécialistes et le chef du département de psychiatrie ont critiqué la décision du CISSS d'abolir la transcription médicale.

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