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Départ houleux à la Conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue

Un peu plus d'un mois après son embauche, la coordonnatrice de la Conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue quitte son poste. Elle a expliqué ses motivations dans une lettre dont Radio-Canada a obtenu copie. La lettre a été envoyée au maire de Rouyn-Noranda, Mario Provencher, ainsi qu'aux autres élus de la Conférence des préfets.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Des conditions qui n'auraient pas été respectées

Sarah Charbonneau estime que plusieurs conditions prévues lors de son embauche, notamment le fait de pouvoir travailler à Amos, n'ont pas été respectées. On lui aurait plutôt signalé qu'elle devait s'installer à Rouyn-Noranda. Sarah Charbonneau affirme aussi ne pas avoir eu la latitude professionnelle nécessaire pour réaliser son mandat.

Selon elle, l'instance de concertation a été mise sur pied de manière précipitée, afin de répondre aux pressions de la société civile.

« J'aurais aimé arriver et pouvoir travailler sur des projets de développement concrets et porteurs pour la région, continue-t-elle, citant au passage les dossiers de la réussite éducative et du maintien de l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue. Je n'ai pas pu entamer ces étapes-là parce que les discussions n'étaient pas avancées, parce que peut-être qu'ils ont 1000 autres priorités d'action à faire que ça, parce que peut-être qu'ils sont débordés avec les nouveaux mandats qui leur sont octroyés. Mais ce qui est sûr, c'est que je suis très triste pour moi évidemment, mais pour le développement de la région qu'on ne soit pas capables d'aborder ces enjeux-là, qu'on ne soit pas capables aujourd'hui de déjà redémarrer une instance de concertation, de développement. On en a vraiment grand besoin, ce n'est pas Québec qui va venir définir nos priorités. »

Contraintes financières et logistiques

Le président de la Conférence des préfets, Mario Provencher, soutient pour sa part qu'il n'a pas été possible de parvenir à une entente satisfaisante pour les deux parties. Il ajoute que des contraintes financières et logistiques expliquent le choix de Rouyn-Noranda comme port d'attache de la coordination, puisque le bail est encore en vigueur. Le maire de Rouyn-Noranda ajoute que les ressources allouées par Québec doivent être dépensées à bon escient.

Par ailleurs, les préfets se rencontraient aujourd'hui pour faire le suivi de différents dossiers. L'affichage de poste à venir pour le poste de coordination a notamment été discuté.

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